Actualité
Kongo central : La Synergie des syndicats des enseignants somme le gouvernement d’un arrêt du travail à partir du 18 janvier
Cette décision a été prise lors de son assemblée générale provinciale tenue samedi 7 janvier 2023 à l’esplanade du siège de la Synergie des syndicats des enseignants du Kongo-Central, au 20 avenue Kinshasa, quartier ville Basse dans la commune de Matadi.
Les délégués des enseignants des écoles du Kongo-Central affiliés à la Synergie des syndicats des enseignants du Kongo-Central, plateforme syndicale fonctionnant selon les articles 37 et 38 de la constitution de la RDC, se sont réunis en assemblée générale provinciale dans le but d’analyser la situation qui crée un malaise dans les rapports qui régissent les enseignants et le gouvernement congolais.
Selon Simon NSILULU MAYAMONA, porte-parole de la synergie des enseignants du Kongo-Central, « conformément à l’accord signé à Mbuela Lodge, deux points ont constitué l’ordre du jour, à savoir le blocage par le gouvernement au travers le Ministre des Finances de 20.000 FC pendant cinq mois, soit d’août à décembre 2022 ; un total cumulé de 100.000 FC et le blocage par le gouvernement par son Ministre des Finances de 39.000 FC, montant restant de l’acompte de 30% du deuxième palier durant trois mois (d’octobre à décembre 2022), soit une somme globale de 117.000FC ».
Et d’ajouter : « Y égard à ce qui précède, les délégués des enseignants des écoles du Kongo Central, membres de la synergie, après analyse sans complaisance, de ces deux points, ont à l’unanimité constaté le manque d’une bonne volonté accompagnée d’une mauvaise foi du Ministre des Finances qui s’obstine d’accompagner le ministère de l’EPST et la vision du Chef de l’État, qui tient sur l’enseignement et, pourtant, les fonds disponibles pour la cause sont logés dans une des rubriques spécifiques de l’EPST ».
Afin de joindre l’utile à l’agréable, « les délégués des enseignants des écoles du Kongo-Central ont accordé un moratoire de 96 heures ; c’est-à-dire 4 jours à dater du 7 janvier au gouvernement de la République à travers son Ministre des Finances pour payer avant la fin du moratoire les 20.000 FC réajustés de la prime de la gratuité de cinq mois à partir du mois d’août à décembre pour tous les enseignants du primaire et de payer avant du moratoire les 39.000 FC restant de l’acompte du deuxième palier de 30% pendant trois mois à partir d’octobre à décembre à tous les enseignants de la république », a précisé le porte-parole.
Dépasser ce délai de 4 jours, « le gouvernement par le Ministre des Finances sera tenu seul pour responsable de toutes les dispositions que pourront prendre les enseignants à l’assemblée générale provinciale qui se tiendra pour la cause vendredi 13 janvier prochain au même endroit et le refus d’obtempérer, le ministre des Finances et le gouvernement de la RDC mettront les enseignants des écoles du Kongo-Central dans une position à ne pas reprendre le travail sur toute l’étendue de la république à partir du 18 janvier 2023. Cette déclaration vaut un préavis d’arrêt du travail à partir du 18 janvier », conclut Simon NSILULU MAYAMONA.
Si le Ministre Nicolas KAZADI est le blocage du décaissement de l’acompte de 30% du deuxième palier et de la prime de 20.000 FC allouée aux enseignants du primaire, l’EPST n’a qu’un seul diantre pour sa mauvaise propagande auprès des enseignants, c’est le ministère des Finances congolais.
Justin-Robben DIASILUA KIONGA/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
