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Kinshasa : nouvelle grève des taximen, le général Kasongo en colère contre les autorités qui violent le Code de la route

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Depuis ce lundi 22 novembre 2021, des chauffeurs taxis et taxi-bus sont en grève pour protester contre les tracasseries des policiers et des agents de service de transport. Une situation qui rend pénible le déplacement de la population cherchant à vaquer à ses occupations.

A Matonge, à la place Victoire, les transporteurs privés sont quasiment invisibles. En lieu et place, ce sont les « Wewa »( Taxi-motos) qui ont envahi le coin, aidant ainsi au transport, mais au prix le plus fort !

Au croisement des avenues Ethiopie et Victoire, les quelques téméraires taximen qui ont mis leurs véhicules sur la voie publique, rencontrent une opposition farouche de leurs collègues qui ont barricadé la route forçant ainsi leur solidarité.

Les grévistes accusent les policiers d’arrêter les chauffeurs et les véhicules sans raison apparente, de confisquer même les recettes réalisées auprès des receveurs des bus, et de diverses tracasseries.

Violation du Code routier : la palme d’or aux dignitaires

Lors d’une tournée effectuée sur plusieurs artères de Kinshasa, le commandant provincial de la police/ Ville de Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo déplore l’incivisme routier des dignitaires, les ministres et autres autorités du pays.

« Malheureusement ce sont les dignitaires, les ministres et autres autorités », déplore le Général Sylvano Kasongo.

Par ailleurs, il menace de citer leurs noms s’ils perdurent dans ces types de comportement.

« Prochainement, on va citer leurs noms », prévient le commandant de la Police/Kinshasa.

Il rappelle aussi que « nul n’est au-dessus de la loi ».

« On va continuer (à traquer les véhicules sans plaques, avec plaques voilées ou avec gyrophare illégal) jusqu’à ce que ces pratiques vont s’arrêter.

Il faut rappeler que le Général Sylvano Kasongo n’est pas à son premier coup de gueule face à la persistance de ces antivaleurs sur la voie publique.

Le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise de la ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo avait, dans un communiqué signé, vendredi 29 octobre 2021, annoncé l’arrestation, dès le lundi 1er novembre 2021, de tous ceux qui rouleront dans le sens contraire sur la voie publique ou circuleront à bord des véhicules avec plaques d’immatriculation voilées.

« Depuis un certain temps, il est observé avec amertume la mise en circulation à travers la capitale d’un nombre important de véhicules sans plaque d’immatriculation ou avec plaque d’immatriculation voilée et/ou avec gyrophare. Ceux également qui empruntent la voie publique dans le sens contraire au point d’heurter la conscience de la haute hiérarchie qui décide de décourager ce genre de pratique. À cet effet, sur instruction de la hiérarchie, le Commissaire Provincial de la Police Ville de Kinshasa porte à la connaissance du public Kinois qu’à partir de ce lundi 01 Novembre 2021, tout véhicule en circulation faisant l’objet des incriminations ci-haut dénoncées sera intercepté par les éléments de la Police, saisi, mis à la fourrière et son chauffeur sanctionné d’une forte amende », pouvait-on dans un communiqué de la PNC.

Lors de la 23e réunion du Conseil des ministres, vendredi 08 octobre dernier, le Président de la République Félix Tshisekedi avait interpellé les membres du Gouvernement sur le civisme routier.

« Le Chef de l’Etat a exhorté les membres du Gouvernement, ceux de son Cabinet ainsi que tous les hauts-cadres de la République à être les premiers à respecter le Code de la route et prêcher par l’exemple », avait martèlé Patrick Muyaya dans son compte-rendu.

bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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