Connect with us

Société

Kinshasa : Nancy Mbuyi sensibilise les lycéennes de Bolingani sur l’hygiène intime

Published

on

« Aidons-Nous Vivants » dirigée par Madame Nancy MBUYI a organisé, ce mardi 17 août 2021, une journée de sensibilisation sur l’hygiène intime des jeunes filles, les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses précoces.

Au total, 125 élèves de sixième secondaire du Lycée BOLINGANI à Kintambo ont bénéficié de la communication du Dr Noël MULUMBA, médecin de l’association. L’objectif de cette activité était de briser les tabous sur les menstruations, le corps de la femme, voire sa sexualité qui demeurent jusque-là un sujet de honte et d’intimité pour les filles et les femmes.

Nancy MBUYI, Présidente de l’ONG veut, à travers cette action, sensibiliser sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle et mettre à la disposition des femmes et des filles, des outils et informations nécessaires pour qu’elles puissent se prendre efficacement en charge pendant leurs périodes de menstruations.

La présidente a évoqué la vulnérabilité économique qui conduit les filles et les femmes à recourir à des protections hygiéniques sommaires, comme des bouts de tissus, des feuilles,… quand elles ont leurs règles, au péril de leur santé gynécologique. Elles risquent, en effet, des nombreuses infections urogénitales qui restent souvent non soignées. Parfois même, les jeunes filles courent derrière les hommes pour pouvoir s’acheter des serviettes hygiéniques. Une pratique qui peut amener aux violences sexuelles, aux MST et aux grossesses précoces.

Pour Nancy MBUYI, la question des règles et de l’hygiène intime n’est pas traitée comme une problématique de dignité. Pourtant, elle est une problématique oppressante. Car non seulement, beaucoup de jeunes filles sont confrontées à l’absence des sanitaires adéquats dans les établissements scolaires, mais aussi elles sont nombreuses à s’absenter de l’école pendant leur cycle mensuel par manque de protections hygiéniques.

L’ONG « Aidons-Nous Vivants » s’attaque à ce problème en distribuant des kits d’hygiène menstruelle contenant un seau pour le lavage intime, du savon, des serviettes hygiéniques et des lingettes. Elle aide à améliorer la sécurité des toilettes et des installations sanitaires.

« Aidons nous vivants » promeut également l’éducation et l’information sur la santé sexuelle et de la reproduction.

Notons que ces activités entrent dans le cadre des objectifs de l’ONG, qui s’occupe de l’accueil, l’information, l’éducation des couples, les familles et les jeunes sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive  et l’égalité de sexe.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

Published

on

Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

Continue Reading