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Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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Karine Kongo, l’affirmation d’un leadership féminin stratégique en RDC

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En RD Congo, où les secteurs techniques comme la logistique et les chaînes d’approvisionnement sont souvent perçus comme des bastions exclusivement masculins, Madame Karine Kongo a imposé une réalité nouvelle : l’excellence n’a pas de genre. Forte d’une expérience terrain forgée dans l’urgence des opérations et la complexité des flux, elle a su transformer la contrainte en levier stratégique.

Elle ne s’est pas contentée de répondre à un besoin du marché ; elle a bâti une vision : celle d’une expertise ancrée dans les réalités congolaises, capable de structurer durablement les entreprises. Loin des solutions importées et déconnectées, son approche incarne une forme de souveraineté économique, prouvant que la maîtrise des achats et de la logistique est le pivot sur lequel repose la compétitivité nationale.

Mais Karine Kongo à la tête de Karine Kongo Conseil ne s’est pas arrêtée à l’optimisation des processus internes. Avec le cabinet Conseil “CICPAR”, elle a franchi un cap décisif en investissant l’arène de la stratégie et du conseil politique, un espace d’influence traditionnellement fermé aux femmes. Ici, elle éclaire les décideurs publics et les investisseurs sur les dynamiques complexes qui façonnent l’environnement économique congolais.

Sa force réside dans sa capacité à allier une rigueur opérationnelle à une vision macroéconomique pointue, s’imposant ainsi comme une conseillère incontournable là où se négocient les grands équilibres. Dans un pays où la gouvernance et l’image des institutions sont des enjeux de premier plan, elle incarne ce nouveau type de leadership féminin qui ne se contente pas d’exécuter, mais qui pense, anticipe et influence les décisions au plus haut niveau.

Si son parcours impressionne, c’est aussi parce qu’elle refuse l’individualisme du succès. Consciente que l’absence de modèles visibles freine l’émergence de nouvelles générations, Karine Kongo a fait de la transmission un pilier de son engagement. À travers son rôle moteur au sein de Women in Logistics Africa et l’organisation des Assises de la logistique, elle ne se contente pas d’ouvrir des portes ; elle construit un écosystème.

Elle crée des espaces de rencontre où les décideurs publics et privés co-construisent des solutions, tout en tendant la main à ces jeunes professionnelles qui osent désormais viser des postes de direction dans des secteurs techniques. En agissant ainsi, elle redéfinit les codes du leadership en RDC : un leadership qui ne se mesure plus seulement à la hauteur de ses propres réussites, mais à l’impact collectif généré.

Celui qui plante un arbre centenaire ne cherche pas l’ombre immédiate, mais prépare la forêt des générations futures. Comme le bruit de la rivière n’annonce pas toujours sa profondeur ; le lac silencieux, lui, désaltère toute la contrée. Karine Kongo ne se contente pas d’occuper une place ; elle redessine la carte pour que d’autres femmes puissent, à leur tour, conquérir les leurs.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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