Société
Kinshasa : L’Intersyndicale dénonce le retard de la paie et donne 48 heures au Gouverneur pour un dialogue social
L’Intersyndicale urbaine de l’Administration publique de Kinshasa a adressé un préavis de 48 heures au Gouverneur de la Ville-Province, l’exhortant à convoquer d’urgence une réunion de travail sur la situation salariale du personnel administratif et politique urbain. Dans une correspondance datée du 8 décembre 2025 et parvenue à la rédaction CONGOPROFOND, les représentants syndicaux dénoncent le retard de la paie du mois de novembre et l’absence d’information officielle sur le calendrier de paiement, alors que huit mois d’arriérés restent encore dus pour l’année en cours.
Selon ce document, plusieurs demandes d’audience et de clarification ont été envoyées au Gouverneur au cours des dernières semaines, sans suite concrète. Pourtant, rappellent les syndicalistes, le Directeur de Cabinet avait assuré, dans une lettre du 24 novembre 2025, de la volonté de l’Exécutif provincial de bâtir un « partenariat social solide » avec leur structure. L’Intersyndicale regrette que ces engagements soient restés au stade des « discours politiques », sans aucune rencontre d’évaluation entre les deux parties à l’approche de la fin de l’année.
Les syndicats s’inquiètent également de l’impact social du non-paiement des rémunérations et des arriérés répétés, qui crée un climat de frustration et risque d’entamer la quiétude des festivités de fin d’année. Ils dénoncent une absence de communication du Gouvernement provincial, estimant que le dialogue social devrait être l’outil principal pour prévenir les tensions au sein de l’administration urbaine.
Face à cette situation, l’Intersyndicale exige la tenue d’une réunion urgente pour aborder le retard de la paie et discuter d’un plan d’apurement permettant au moins le paiement de trois mois sur les huit encore à couvrir. Sans cela, préviennent-ils, l’Exécutif provincial portera seul la responsabilité des conséquences pouvant découler de cette crise salariale.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
