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Société

Bandal a 70 ans : commune phare à l’extérieur, commune en détresse à l’intérieur… Les autorités appelées à ouvrir les yeux

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La commune de Bandalungwa a célébré ce 8 décembre ses 70 ans d’existence. Un âge symbolique pour l’une des communes les plus réputées et médiatisées de Kinshasa. Chantée par les artistes, fréquentée par les célébrités, visitée même par le président français Emmanuel Macron venu y savourer un verre de Castel, Bandal est longtemps restée une vitrine culturelle et festive de la capitale. Mais derrière cette image brillante, que reste-t-il réellement de Bandal après sept décennies ? Une réalité sombre, chaotique, que vivent chaque jour ses habitants.

Premier problème : l’électricité. À Bandal, le courant stable est un luxe inconnu. Des ménages installés depuis plus de 20 ans affirment n’avoir jamais connu une ligne SNEL fonctionnelle et régulière. Coupures incessantes, installations improvisées, pannes interminables… rien n’indique qu’une commune aussi emblématique bénéficie d’une desserte électrique digne de ce nom. Comment expliquer qu’un bastion aussi fréquenté vive encore dans une telle précarité énergétique ? La réponse tarde, et les souffrances demeurent.

Deuxième fléau : les inondations. La rivière Makelele, « petite » en saison sèche, se transforme en véritable fleuve destructeur dès les premières pluies. Chaque année, Bandal vit au rythme des maisons inondées, des routes impraticables, des familles sinistrées. Le curage répété apporte un soulagement temporaire, mais ne règle rien. Les habitants appellent à des solutions définitives : des études sérieuses, des travaux de fond, et surtout des décisions fortes. Car des enfants ont grandi dans ces inondations et pensent que cette souffrance est normale, alors qu’elle ne l’est pas. Pas pour une commune de 70 ans. Pas pour Kinshasa. Pas pour le Congo.

Troisième réalité : les embouteillages et les infrastructures abandonnées. Sur l’avenue Kasa-Vubu, la circulation est devenue un cauchemar quotidien. Les travaux entamés depuis des mois curage, aménagements, réfection des chaussées semblent désormais à l’abandon. Sur des axes comme Chibangu, plus aucun ouvrier, aucun ingénieur, aucune machine. Des routes laissées ouvertes, des dégâts non réparés, des tronçons impraticables. La question se pose : où en sont ces chantiers ? Sont-ils terminés ? Suspendus ? Oubliés ? Les autorités n’ont donné aucune réponse, laissant la population dans l’incompréhension totale.

À cela s’ajoute l’insalubrité, un problème auquel les habitants tentent tant bien que mal de répondre seuls, chacun nettoyant devant sa parcelle. Mais face aux défis majeurs électricité, inondations, embouteillages, infrastructures abandonnées, la bonne volonté des citoyens ne suffit plus. Bandal a 70 ans aujourd’hui, mais derrière sa réputation, c’est une commune meurtrie, délaissée, presque abandonnée par ceux qui devraient la relever. Ce message s’adresse directement aux autorités de la Funa, aux députés nationaux et provinciaux, à la SNEL, au ministère des Infrastructures et au gouvernement provincial : ouvrez les yeux sur Bandal. Ses habitants ont trop longtemps souffert. L’heure n’est plus au prestige, mais à l’action.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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