Société
Kasaï : Le député Jean-Claude Donatien Muamba plaide pour des actions sociales dans l’édit budgétaire 2026
Le député provincial élu du territoire de Tshikapa, Jean-Claude Donatien Muamba Kapaku, a insisté ce vendredi 5 décembre sur la nécessité pour le gouvernement provincial du Kasaï d’accorder une place prioritaire aux actions sociales dans le projet d’édit budgétaire 2026. Il s’est exprimé au perchoir de l’Assemblée provinciale lors de la séance plénière consacrée à l’examen et à la recevabilité du projet.
L’élu de Tshikapa a évoqué plusieurs difficultés persistantes, notamment la construction du pont Lunyeka, jugée urgente pour désenclaver la zone, ainsi que la problématique des barrières illégales. « Vous avez supprimé certaines barrières dans le territoire de Tshikapa, certes, mais d’autres existent encore, notamment à Kamako et Kamonia », a-t-il lancé au gouverneur Crispin Mukendi, déclenchant des ovations dans l’hémicycle.
Le député Muamba a également attiré l’attention sur les défis rencontrés par les habitants du secteur de Lunyeka, appelant le gouverneur à effectuer une tournée itinérante afin d’observer de près les réalités du terrain.
La plénière de ce vendredi a déclaré le projet d’édit budgétaire recevable. Il sera transmis à la Commission économique et financière pour examen approfondi. À l’issue du toilettage, la commission présentera son rapport à la plénière, qui statuera sur son adoption avant sa transmission au gouvernement provincial pour promulgation.
Faustin Kumbi
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
