À la Une
Kinshasa : 31 journalistes engagés dans la lutte contre les fakes news
Plus de 30 journalistes ont pris part à un atelier de deux jours, soit du 21 au 22 juillet 2021, sur les fakes news. Session organisée par l’UNESCO en collaboration avec le bureau régional des nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) dans la nouvelle salle Irna Bokova au sein même de l’UNESCO Kinshasa.
Pour le représentant de l’UNOCA, Norbert Ouendji, il est impérieux d’organiser ce genre d’activité pour éveiller les journalistes dans l’exercice de leur métier en traçant des grandes lignes. Selon lui, le journaliste devrait se garder de propager une rumeur qui souvent est toujours propagée dans le but de nuire à la réputation d’une personnalité publique ou une personne morale.
Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel congolais (CSAC), les fakes news sont comme la pandémie de Covid-19 et ont des effets pas différents du nouveau variant Delta indien. Il a félicité l’initiative de l’UNESCO et l’UNOCA car, dit-il, il se constate que plusieurs journalistes ou médias propagent des informations non vérifiées et qui prennent une ampleur incontrôlable et se propagent de la manière et la même vitesse que le Covid-19.
Le CSAC propose aux journalistes de revenir sur ce qu’ils savent mieux faire, c’est-à-dire vérifier les faits, recouper les sources, exiger des réponses et garantir la transparence des méthodes de collecte d’informations. « Il est nécessaire d’activer une défense immunitaire anti désinformation parce que les fakes news, nous allons toujours vivre avec mais une des solutions, c’est le droit d’accès à la vraie information de qualité », a-t-il martelé.
Prenant aussi la parole à son tour, le directeur pays de l’UNESCO, Jean-Pierre Ilboudo, a remercié les participants et montrer que la société de l’information est atteinte d’un virus meurtrier que le monde désigne depuis l’élection, puis l’exercice du pouvoir, de l’ancien président américain Donald Trump par cette locution globale « fakes news » traduite littéralement « fausse information » souvent taxée de rumeur malveillante.
« La rumeur constitue une source de déstabilisation majeure, surtout dans les pays fragiles, en crise ou en sortie de crise. C’est dans ces pays, y compris la RDC, qu’agit pendant plus de 25 ans la fondation hirondelle partenaire de l’UNESCO par la création de médias de service public nationaux et le soutien à des médias locaux. » a-t-il introduit.
Et d’enrichir : »les journalistes ne doivent pas demeurer de simples spectateurs de l’avalanche de désinformation et de mésinformations qui envahit l’espace des médias. »
Il est à noter que les officiels, les régulateurs, les enseignants en journalisme et communication, les associations professionnelles des médias et les journalistes, sont ceux qui ont pris part à ces assises.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
