Société
Fête de mouton à Maï-Ndombe: la communauté Ahmadiyya toujours prompte à aider les orphelins, vieillards et prisonniers
La fête de Tabaski dite « fête de mouton » n’est pas passée sous silence dans la communauté Ahmadiyya de ville d’Inongo.
C’est dans le respect des mesures barrières contre la pandemie de Coronavirus que la communauté musulmane Ahmadiyya a célébré ce 20 juillet 2021 à Inongo la fête de mouton.
Comme à l’accoutumée, à cette occasion, la communauté Ahmadiyya d’Inongo a procédé au sacrifice de 31 moutons et chèvres et 3 taureaux. La distribution de la viande de ces animaux aux musulmans a été faite conformément à l’ordre coranique de nourrir les indigents, les orphelins et d’autres vulnérables pour le plaisir d’Allah.
Pour le missionnaire provincial en chef de cette communauté, Mohamad-Zaki, la communauté Ahmadiyya a ciblé cette année des personnes vulnérables pour commémorer cette fête. Des prisonniers recevront des vivres et non vivres. Environ cent détenus de la maison carcérale d’Inongo seront visités et d’autres personnes vulnérables seront également visitées, a dit le missionnaire provincial Mohamad-Zaki.
Il convient de rappeler que la fête de Tabaski est célébrée chaque année par lee musulmans du monde entier pendant le 10ieme jour du mois du calendrier lunaire.
David Mayele/CONGOPROFOND.NET
Société
Plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC : un baromètre des préoccupations de la jeunesse en temps réel
Le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a mis en place, vendredi 5 juin, une plateforme numérique innovante destinée à améliorer l’accès des adolescents et des jeunes aux informations liées à la santé et au bien-être. Cette initiative vise à répondre aux préoccupations de la jeunesse congolaise en leur offrant un espace d’information, de dialogue et d’orientation accessible en permanence.

Développée dans le cadre d’un projet du PNSA, la plateforme est consacrée à la communication sur la santé sexuelle et reproductive, le bien-être ainsi que la prévention des violences basées sur le genre. Elle permet aux jeunes d’obtenir des informations fiables dans plusieurs langues nationales et d’échanger directement avec des experts.
Selon Peter Mpoche, ingénieur en Sciences informatiques et consultant pour le PNSA, l’objectif principal était de doter le programme de santé national d’un outil moderne capable de rapprocher l’information des jeunes. « La plateforme a été élaborée dans le cadre d’un projet du Programme National de Santé des Adolescents et Jeunes. Nous avons mis en place cette plateforme pour permettre aux jeunes d’avoir accès aux informations sur la santé, sur le bien-être et sur les violences basées sur le genre dans toutes les langues nationales », a-t-il expliqué.

L’ingénieur précise que plusieurs fonctionnalités ont été développées afin de faciliter l’accès aux informations. Les utilisateurs peuvent consulter des contenus éducatifs présentés sous différents formats, notamment des vidéos, des textes, des articles et des productions en motion design. « L’idée était de permettre aux adolescents et aux jeunes d’accéder facilement aux informations sur toutes les thématiques abordées par le PNSA », a-t-il ajouté.
Au-delà de l’information, la plateforme offre également un système de discussion privée permettant aux jeunes de dialoguer directement avec les experts du programme. Ce mécanisme vise à répondre aux interrogations, dissiper les doutes et corriger les idées fausses liées à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’au bien-être des jeunes.

Un autre aspect important de la plateforme est la mise en place d’un forum interactif où les jeunes peuvent échanger entre eux sous l’encadrement des spécialistes du PNSA. Cet espace favorise le partage d’expériences et les discussions autour des problématiques rencontrées dans les communautés.
Pour Mélissa Kambala, Directrice exécutive de Nexus Hope RD Congo, cette plateforme répond à un besoin réel d’information chez les jeunes. « Cela nous permet d’avoir des réponses claires par rapport à des questions précises auxquelles parfois, dans nos familles et dans nos écoles, nous n’avons pas la possibilité de poser des questions. Au travers de cette plateforme, nous pouvons poser des questions de manière spécifique afin d’avoir des réponses vraiment concrètes », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que plusieurs sujets restent encore tabous au sein des familles et des communautés. « Dans nos communautés de jeunes, il y a beaucoup de questions liées à la sexualité, aux avortements et aux contraceptifs. Ces questions sont souvent considérées comme des sujets tabous. Les jeunes cherchent parfois des réponses auprès d’outils qui ne fournissent pas toujours des informations adaptées. Avec cette plateforme, les réponses sont bien structurées et peuvent aider à mieux orienter les jeunes », a-t-elle affirmé.
Les participants à la présentation de la plateforme ont salué cette initiative qu’ils considèrent comme une avancée importante dans la promotion de la santé des adolescents et des jeunes en République démocratique du Congo. Ils estiment que cet outil permettra de renforcer l’accès à l’information fiable et de rapprocher davantage les services de santé de la jeunesse.

Accessible librement à travers le site du PNSA, la plateforme est régulièrement mise à jour afin d’offrir des contenus adaptés aux réalités et aux besoins des jeunes. Les responsables du programme invitent les adolescents et les jeunes à s’approprier cet outil qui se veut un véritable espace d’information, d’échange et d’accompagnement.
À travers cette initiative numérique, le PNSA réaffirme son engagement à promouvoir la santé, le bien-être et l’épanouissement de la jeunesse congolaise.
Vanessa Mutala, stagiaire URKIM
