Connect with us

À la Une

Kananga : des victimes de la région du Kasaï mobilisées pour la création d’un Tribunal pénal international 

Published

on

L’ONG « Société congolaise pour l’État de droit » a organisé, du 10 au 11 mars 2021, la première semaine des victimes du grand Kasaï autour du thème « le droit à la réparation et lutte contre l’impunité ». Ce forum a réuni des acteurs politiques et de la Société civile ainsi que des victimes dans la salle de 12 maisons.

Après deux jours d’échanges, des participants ont unanimement émis le vœu de voir un tribunal pénal international pour la RDC être installé en vue d’accélérer avec certains dossiers des crimes internationaux enregistrés pendant la période du conflit Kamuina Nsapu.

Des participants proposent aux uns et aux autres :

1. Au Président de la RDC et Président en exercice de l’UA:
– Doter la justice militaire des ressources humaines, matérielles, financières et logistiques conséquentes, en vue de traduire en acte sa volonté politique, maintes fois exprimée, de faire de la RDC un véritable État de droit.
– créer au sein de son cabinet le poste de Représentant Spécial du chef de l’Etat chargé des victimes de crimes de masse.
– mobiliser la communauté internationale, en vue de la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC.

2. Au Parlement Congolais.
– Mettre en place un mécanisme législatif inclusif de justice transitionnelle qui articule les dimensions nationale et locale , au cours de la session de mars 2021.

3. Au Gouvernement Central.
– créer un Fonds d’indemnisation des victimes de crimes de masse.

4. A l’Auditorat Général des FARDC et à l’Auditorat militaire supérieur de l’ex Province du Kasaï Central.
– clôturer les dossiers Mulombodi, Nganza, Tshisuku, Bana Mura et quatre accompagnants congolais de Zaida Catalan et de Michael Sharp et les renvoyer devant les juridictions compétentes.

5. Au Gouvernement provincial du Kasaï Central.
– transmettre à l’Assemblée provinciale le projet d’édit portant création de la commission vérité et réconciliation , en vue de son adoption à la session de mars 2021.
– apporter sa contribution aux travaux de construction du mémorial de Tshisuku et accompagner dignement la réinhumation de reste des 10 corps.

6. A la Société civile.
– mettre en place un cadre de concertation des ongd qui oeuvrent dans la protection des victimes de crimes de masse, en vue d’une meilleure coordination des actions .
– mener un plaidoyer soutenu en faveur de l’équipement du laboratoire de criminalistique et de médecine légale de la police scientifique.

7.Au Secrétaire Général des Nations Unies.
– prendre une résolution qui dédie une journée internationale aux victimes de crimes de masse.
– mobiliser les ressources, en vue d’appuyer les programmes des réparations intérimaires en faveur des victimes.
– mobiliser les États en vue de la création du Tribunal pénal international pour la RDC.

Jeff Mbuyi/CONGOPROND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

Published

on

L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading