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CPJ/Nord-Kivu : après 10 ans de règne, Guy Kibira veut, enfin, passer le flambeau
Dans un mois, le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) va avoir des nouveaux animateurs. L’annonce a été faite par le président de structure juvénile, ce vendredi 12 mars à Goma.
Pour Guy Kibira, l’actuel comité est réputé démissionnaire vu que son mandat est déjà fini. « Désormais, je gère les affaires courantes et le nouveau comité sera élu incessamment au cours d’une assemblée élective qui sera convoqué », a-t-il ajouté.
« Au jour d’aujourd’hui, nous pensons que dans un mois, nous serons à même de convoquer l’assemblée générale et élective pour renouveler le mandant de notre bureau et nous permettre de procéder à une passation civilisée entre mon bureau et le bureau qui sera élu incessamment. Je profite de l’occasion pour déclarer démissionnaire mon comité. Donc, à partir de ce moment, nous gérons les affaires courantes jusqu’à la venue du comité légal et légitime, c’est-à-dire, élu par les membres de l’assemblée générale et élective », a-t-il annoncé.
Il sied de signaler que Guy Kibira est son comité viennent de passer environ 10 ans à la tête du comité provincial de la jeunesse (CPJ).
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
