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Actualité

Journée des peuples autochtones : Mvunzi Meya appelle les Pygmées à l’auto-prise en charge

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A l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée le 9 août de chaque année, le ministre délégué à l’Intérieur en charge des Affaires coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, a, dans sa communication ce vendredi 7 août 2020 à Kinshasa, appelé à l’accès des peuples autochtones à leurs droits spécifiques et à la reconnaissance de leur identité culturelle.

Cette année, le thème retenu sur le olan national est « Identité et diversité culturelles des peuples autochtones à l’avant-garde du développement durable intégral ». Pour le ministre Mvunzi Meya, « le thème international est totalement en phase avec les efforts que conjugue la République démocratique du Congo, sous l’impulsion du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour atteindre d’ici 2030 l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones par la reconnaissance de leurs droits spécifiques et leur accès à tous les services sociaux de base ».

Le ministre des Affaires coutumières a rappelé aussi le cadre juridique fondateur de la célébration de la journée des peuples autochtones : la résolution 49/214 du 23 décembre 1994 des Nations Unies. « Les Nations Unies avaient voulu attirer notre attention sur l’urgence et l’importance de questions des droits spécifiques des peuples autochtones dans le cadre de leur intégration et de leur développement », a souligné Mvunzi Meya.

Il a par ailleurs sensibilisé en faveur de l’accélération du progrès, étant donné que les peuples autochtones -dont les pygmées de la République démocratique du Congo- sont jusqu’à ce jour objet de discrimination et de marginalisation.

Le ministre des Affaires coutumières a également dressé une liste des instruments juridiques et des actions menées dans le cadre de la valorisation de la vie des peuples autochtones, en vue d’accroître la considération humaine de cette communauté.

Enfin, le ministre délégué à l’Intérieur a convié les peuples autochtones à contribuer eux-mêmes à leur propre émancipation en faisant preuve de bravoure et en se battant pour leur autoprise en charge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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