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Sud-Kivu : le comité syndical de l’ISDR passe à tabac son DG jusqu’à…le blesser !
Le professeur docteur Bosco Muchukuwa, directeur général de l’Institut de développement rural (ISDR/Bukavu), a été blessé par des membres du comité syndical l’avant-midi de ce samedi 08 août 2020 alors qu’il se rendait à son bureau de travail.
Des témoins de l’événement indiquent que Bosco Muchukiwa a été agressé à son arrivée à l’ISDR.
Blessé au niveau de la tête, il a été conduit à l’hôpital général pour des soins.
Des actes justifiés par le comité syndical de l’ISDR après avoir tabassé son DG.
Accusé d’être responsable de cet acte, le comité syndical, dans un communiqué signé conjointement par Mutambala Mwilehwa et Azoni Mango Kimengele, fait savoir que malheureusement, le pire qu’on craignait est arrivé, parce qu' »ils se sont heurtés à une résistance des agents qui a failli dégénérer en bataille rangée entre sa bande et les agents qui n’arrêtent pas de demander son départ ».
La situation est restée tendue. Certains étudiants ont promis de mener des manifestations de colère après cet acte du comité syndical de l’ISDR Bukavu.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
