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Journée des droits des femmes : le port de pagne ne fait plus l’unanimité à Kinshasa

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Ce 08 mars le monde entier a célébré la journée des droits des femmes. A Kinshasa, cette journée est consacrée à la réflexion comme les années antérieures. Pas d’impression de pagne ni défilé sur le boulevard triomphale.

Pour cette édition de la journée internationale de la femme JIF 2021, le thème international retenu est : « Leadership féminin: pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 ». La RDC commémore cette journée sous le thème national : « Leadership féminin d’excellence, société égalitaire et numérique à l’ère de la COVID-19.
Le leadership féminin implique la force de convaincre d’une femme. Cela veut dire, capacité qu’a une femme de se soucier des autres et les mettre d’accord.

Pour l’abbé José Mpundu, la journée internationale de la femme n’est pas une journée de fête de la femme comme on le pense et le vit ici au Congo. C’est une journée de réflexion. Cette année, le thème est : le leadership féminin de l’excellence. Nous attendons du leadership féminin ce que nous n’avons pas pu obtenir des hommes. Que le leadership féminin soit un leadership d’excellence et d’équipe.

Il est 17 heures pile à Matonge, heure prévue pour l’ouverture des bars et terrasses, curieusement il n’y a pas d’engouement comme il y en avait il y a deux ans passées. Seuls, les habitués des lieux prennent tranquillement leurs bières.

Dans les rues, la journée passe comme un jour ordinaire.
Où sont donc passées ces femmes qui jadis fêtaient jusque tard dans la nuit ? Ont-elles compris qu’il ne s’agit pas de prendre des bières et mais de faire plutôt partie intégrante de la société ?

Plusieurs questions taraudent les esprits des certaines défenseures des droits des femmes:
« Avec les restrictions sanitaires dû au covid 19, c’est un peu normal qu’il n’y est pas d’engouement. Personnellement je ne vois pas pourquoi je dois fêter car depuis la nuit des temps, il y a que les hommes, nous dirigent. Maintenant ce qu’il faut faire, c’est de continuer la lutte pour avoir les mêmes droits que les hommes », a déclaré Laetitia, militante des droits des femmes.
Une chose est sûre, les femmes ne peuvent pas encore crier victoire alors que le chemin à parcourir est juste ici un peu long. La parité telle que repris dans la loi fondamentale du pays n’est toujours pas respecter. Lorsque les femmes vont décider des vraies leaders « qui se soutiennent entre elles c’est alors qu’elles pousseront les hommes à respecter la parité, ainsi on aura plus des femmes au même titre que les hommes dans la gestion du pays ».

La célébration de cette journée commémorative des droits des femmes doit être une journée de remise en cause et de bilan de tous ce que les femmes ont fait jusqu’ici. C’est aussi un moment de rectifier les tires pour atteindre leurs objectifs.

Elda Along /congoprofond.net

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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