Politique
Jean-Marc Kabund : La Cour de cassation joue à la prolongation, encore 7 jours de suspense
L’ancien président a.i. de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, va connaître son sort dans 7 jours. La Cour de cassation vient de repousser, ce mercredi 6 septembre, la date du prononcé attendu ce jour.
Au total douze chefs d’accusation pèsent sur l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale, notamment l’outrage envers le Parlement, le Gouvernement de la République, l’offense envers le chef de l’État, ainsi que la propagation de fausses rumeurs.
Quant aux militants de son parti, l’Alliance pour le changement (A.Ch), ils continuent à croire dur comme fer à son acquittement. Trois ans de prison ont été requis, le lundi 14 août, contre lui par le ministère public.
Son avocat, Me Georges Lutula, avait expliqué à cette audience que la défense demandait son acquittement pur et simple car « il n’y a aucun élément constitutif d’infractions dont on l’accuse ».
« Prédation au sommet de l’État »
Élu de Kinshasa, Jean-Marc Kabund a rejoint l’opposition en juillet 2022 après avoir été radié du parti présidentiel et avoir démissionné de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Lors de l’annonce de la création de son propre parti politique, « Alliance pour le changement », il avait fustigé « l’absence de vision claire », « l’incompétence notoire et la ‘mégestion’ institutionnalisée caractérisée par l’insouciance, l’irresponsabilité, la jouissance et la prédation au sommet de l’État » par le camp du président Félix Tshisekedi. Des propos qu’il a repris lors du procès.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
