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Carnage des Wazalendo à Goma : Hervé Diakiese accuse le gouvernement de tout faire pour cacher la vérité et se dédouaner !
Membre du Comité Laïc du Coordination, Hervé Diakiese s’est exprimé au sujet des tueries d’au moins 51 civils par les forces de sécurité congolaise, le 30 août dernier à Goma, lors d’une répression disproportionnée contre une manifestation projetée par la secte mystico-religieuse des « Wazalendo ».
Deux semaines après le déroulement de cet événement malheureux, plusieurs voix continuent de se lever dans l’opinion publique pour dénoncer cet acte ignoble, tout en demandant les têtes des certains chefs dans l’armée dont celle du gouverneur militaire, récemment rappelé à Kinshasa. Ce dernier, convient-il de rappler, assumait la commande des opérations durant cet événement macabre.
Pour Hervé Diakiese, avocat de profession, ces tueries sont un crime d’État, de même avec l’assassinat de l’opposant congolais Cherubin Okende. Il se dit indigné par la dernière sortie médiatique conjointe de deux membres du gouvernement dont le ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, et de la Communication, Patrick Muyaya.
« Comment est-ce possible que pendant que la justice militaire siège pour des faits qualifiés du crime contre l’humanité, qu’on parle d’un simple dérapage, susceptible d’avoir eu lieu aux États-Unis? C’est très inquiétant », dit-il.
Il accuse par ailleurs le gouvernement de tout faire pour cacher la vérité et se dédouaner des affaires qui font sombrer l’image du régime.
À l’en croire, des éléments de la Garde républicaine, bien formés qu’ils soient, ne peuvent pas décider de mener une attaque contre un groupe désarmé sans se référer à la hiérarchie sans que celle-ci ne stoppe ou autorise l’opération. Il qualifie cela « d’une insulte à l’intelligence des Congolais, aux mémoires des victimes mais également à la formation militaire ».
Rappelons qu’une motion de censure contre le premier ministre Jean Michel Sama Lukonde a été déposée par le député national, Gratien Iracan. À travers cette démarche parlementaire, l’élu de Bunia invite le chef du gouvernement à démissionner avec l’ensemble de ses ministres d’ici le 15 septembre.
Marc-Henock Makanda/CONGOPROFOND.NET