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» Il faut une rencontre Tshisekedi/Kabila sans les faucons ! » ( J. Olenghankoy, CNSA)
Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre( CNSA) et du processus électoral, Joseph Olenghankoyi, était parmis les personnalités reçues, ce lundi 02 novembre 2020 au Palais de la Nation, par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre des consultations politiques en vue de créer une « Union Sacrée ».
Au sortir de cet entretien avec le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, le numéro Un du CNSA a d’entrée de jeu salué l’initiative du Cinquième Président de la République démocratique du Congo pour la bonne marche du pays.
« Dans notre entretien, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi nous a dressé l’état des lieux de la République près de deux ans après l’alternance politique. Il nous a demandé aussi ce que nous, nous pouvons conseiller. Nous devons lui rendre un grand hommage parce que la plupart de chefs ne poseront jamais cette question. Et c’est là que nous avons profité pour donner au chef de l’État notre point de vue », a-t-il fait savoir devant la presse réunie au Palais de la Nation.
Toutefois, a-t-il souhaité, avant toute chose, une rencontre entre le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila Kabange tout en excluant les extrémistes de tous bords pour la simple raison que ce système politique, le chef de lui-même l’a reconnu lors de son discours devant les deux chambres du parlement réunies, que nous sommes dans un apprentissage de la démocratie, et que c’est la première fois que nous ayons ce système dans notre pays.
« En politique le dialogue doit être permanent. Il est souhaitable qu’ils en discutent à deux sans avoir des extrémistes qui sont du côté de Joseph Kabila et du côté du président de la République, les mettre de côté, et en face, ils parlent des problèmes de la République « , a-t-il ajouté.
C’est à ce niveau, a-t-il précisé, que le président de la République Félix Antoine Tshisekedi devrait essayer de trouver des solutions avant de prendre langue avec d’autres institutions tel que le parlement et autres.
Par ailleurs, il a rappelé le rôle du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral n’est pas de dire des mensonges au président de la République mais plutôt de l’orienter vers la voie de la paix et de la Sagesse.
À l’heure actuelle, après avoir échangé avec les responsables de la CNDH, le numéro Un congolais échange avec le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET depuis le Palais de la Nation
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
