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» La RDC doit sortir de l’impasse pour favoriser l’économie du développement » (Cardinal Laurent Monsengwo)
Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a été reçu ce lundi 02 novembre 2020 au Palais de la nation par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Ce, dans le cadre des consultations politiques initiées par le garant de la nation en vue de créer une Union Sacrée.
« Nous avons rencontré le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui a commencé a posé le problème que vous connaissiez, qui est le problème des consultations conformément à son dernier discours adressé à la nation. Nous avons eu un mémo que nous lui avons présenté, dans lequel nous disons que le pays a besoin de centrer le tout sur l’économie, l’économie pour tout le développement du pays pour que le peuple puisse avoir de quoi manger, les soins de Santé, etc. « , a déclaré le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya au sortir de la réunion avec le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
À lui d’ajouter : » À la fin, nous avons commencé à répondre à ses questions et nous disons que nous le félicitons pour cette initiative qu’il a prise et grâce à elle, il arrivera à avoir une série des réponses qu’il pourra par après étudier avec des gens et qu’il commence à favoriser le dialogue grâce à l’intervention de certaines personnes ressources et certaines personnes qui peuvent l’aider à naviguer de deux côtés de la pirogue. Et comme celà, il y a de chance que le travail avance dans le sens de dialogue ».
Annoncées à la fin du mois d’octobre, les consultations ont été lancées en ce début du mois de Novembre. L’objectif est de mettre fin au blocage des institutions dues, selon le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, à des divergences de vue avec Joseph Kabila Kabange, son partenaire de la coalition.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGO PROFOND.NET depuis le Palais de la Nation
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
