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Gouvernement Ngobila : Grincements de dents dans des cabinets ministériels, plusieurs démissions en gestation !

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Sauf changement de dernière minute, le gouvernement provincial de Kinshasa doit déposer le projet d’édit budgétaire 2023 ce jeudi 8 décembre. Cependant, des doutes planent sur la concrétisation de cette obligation constitutionnelle pour plusieurs raisons.

Contre toute attente, le document de base devant être examiné par les élus de la ville-capitale n’est même pas dupliqué en plusieurs exemplaires jusque ce mercredi soir, d’après des sources contactées par CONGOPROFOND.NET. Cela risque de ne pas avoir lieu. Quant au gouverneur Gentiny Ngobila, lui-même, le concerné se trouve encore aux USA. Il rentre ce vendredi 9 décembre.  » À son retour, il va trouver plusieurs lettres de démissions de ses ministres sur sa table. Pour cause, les membres de leurs cabinets accusent plus de 23 mois d’arriérés de salaire. Dérangés, ils se voient obligés de rendre le tablier et retourner à l’Assemblée provinciale comme députés provinciaux. Risque donc qu’ils l’interpellent à leur tour », a averti un membre d’un cabinet ministériel ayant requis l’anonymat, ajoutant, par ailleurs, que le dépôt du projet d’édit budgétaire au-delà du délai légal est synonyme de démission.

Le ministre des Finances sur la sellette

Alors que certaines provinces ont déjà débattu de leurs budgets provinciaux 2023, à Kinshasa, le ministre provincial des Finances, Jean Ngoyi Mvuzi, est toujours attendu à l’Assemblée provinciale où il ne s’est pas présenté le vendredi 2 décembre 2022 comme prévu.

En effet, le numéro 3 du gouvernement Ngobila devrait venir répondre à la question orale avec débat lui adressée par le député provincial Mike Mukebayi préoccupé par la gestion de fonds lui alloué à l’assainissement de la ville dans le cadre du projet Kin-Bopeto.

À la surprise des élus provinciaux de Kinshasa, le ministre des Finances a séché cette rencontre, préférant plutôt adressée une correspondance au bureau de l’Assemblée provinciale pour lui signifier que « la question de Mike Mukebayi était mal orientée et qu’il n’est pas habilité à y répondre ». Selon lui, cette question orale devrait être plutôt adressée au ministre provincial de l’Environnement.

Cette situation a suscité de l’indignation et de la colère des députés provinciaux qu’ils jugent « irresponsable » et qu’ils considèrent comme un manque de respect.

Le ministre provincial des finances n’est pas à son premier coup. En juin dernier, il avait sollicité 48 heures pour apporter sa réplique après débat avec les élus provinciaux. Suite à certaines contraintes, l’Assemblée provinciale lui avait accordé deux semaines. Depuis , le ministre ne s’est jamais présenté.

Montant au créneau pour défendre le ministre Mvunzi, Gratien Nsakala, conseiller politique du gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a fait savoir que Jean Ngoyi Mvunzi, n’a éludé aucunement ses responsabilité vis-à-vis de l’organe législatif urbain. « Appelé à répondre à plusieurs charges en dehors de la capitale, l’argentier de Kinshasa, respectueux de la constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, reste à la disposition de cette institution en vue d’une harmonisation du calendrier susceptible de favoriser cet exercice démocratique », a dit Gratien Nsakala.

Tcheques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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