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Société

Goma : jadis ville touristique, l’insalubrité gagne du terrain dans l’indifférence des autorités !

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Située à l’est de la République Démocratique du Congo, la ville de Goma est le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. De première vue, une belle ville où il fait beau vivre. Des rues et ruelles sont en pleine reconstruction, l’essor économique est pratiquement visible à travers la construction de beaux immeubles qui poussent du sol volcanique arrosé par la fraîcheur du lac Kivu, qui longe toute la partie Sud de la ville touristique de la RDC.

Cependant, Goma est en danger ! Toute la beauté qui fait d’elle la ville touristique risque de s’effriter. Les poubelles publiques absentes, les services d’assainissement ne sont visibles qu’au moment de recouvrer des taxes, alertent certains habitants.

Des tas d’immondices sont visibles un peu partout. Des espaces libres, le long des routes, et les caniveaux sont transformés en dépotoir d’immondices.

Les tenanciers des restaurants ne savent plus à quel saint se vouer. Ils renseignent s’acquitter, chaque fin du mois, de toutes les taxes, et en contrepartie l’Etat, mieux la mairie ne fait pas son boulot.  » Nous payons nos taxes chaque fin du mois. Nous payons même celle consacrée à l’assainissement recouvrée par la mairie et en retour nous ne voyons personne pour récupérer les immondices. Nos restaurants sont aujourd’hui pleins des sacs d’immondices coincés derrière nos portes. Nous ne savons où les déposer, la mairie ne nous a jamais indiquée où il faudrait les amener et nous vivons avec, ce qui nous expose aux maladies”, fait remarquer Isaac Nyamwanda, président de l’association Réseau des Restaurateurs et Petits Commerçants de la ville de Goma.

“Nous recommandons au maire de la ville de nous indiquer les lieux où nous devons chaque fois déposer nos immondices. Nous payons quand même l’État congolais pour qu’il nous rende l’environnement propre, mais là nous constatons que d’une manière ou d’une autre, c’est aussi une façon de nous escroquer. J’ai jamais compris, pourquoi nous continuons de payer et personne ne se soucie de notre sort par la suite”, regrette-t-il les rides du visage serrées.

La situation est pareille dans tous les marchés publics. Au marché Maman Olive Lembe, communément appelé Alanine, les enfants dits de la rue jouent aux agents de propreté sous un regard impuissant des gestionnaires dudit marché. “Ici, les commerçants sont obligés de sympathiser avec ces enfants qui errent dans ce marché. Suis incapable d’assurer l’assainissement de cet environnement. Tout ce que je fait, c’est faire balayer le marché chaque matin et après on dépose tout à la poubelle du marché. Mais cela prend des jours, des semaines et même des mois pour que la poubelle soit dégagée. Tout cela avec des conséquences énormes sur la santé de nos commerçants et des clients à cause de l’impureté de certains produits qui ne résistent pas à la saleté comme des légumes”, déclare Matayo Lubungo, président gestionnaire du marché Maman Olive Lembe.

Intérrogé à ce sujet, Espoir Muhimuka, dit « Aspirine », militant de la Lucha explique que cette situation est la résultante, d’une part, de l’inertie de la population et, d’autre part, de l’incompétence ponctuée de la mauvaise foi de la part des autorités. Selon lui, la population ne veut pas se battre pour son sort et préfère abandonner toute la responsabilité entre les mains des dirigeants qui s’en soucient le moins. “Faudrait-il que ce soient encore nous qui marchions pour dénoncer ça?”, s’interroge-t-il avec regret.

Des larmes perceptibles dans ses yeux, il appelle la population à prendre conscience de sa réalité de vie et surtout de bien vouloir comprendre l’étendue de son pouvoir entant que souverain primaire.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

Société

Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante

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À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.

Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.

Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.

Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.

Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».

Blaise Abita Etambe

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