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Société

Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante

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À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.

Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.

Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.

Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.

Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».

Blaise Abita Etambe

Société

« Kinshasa Ezo Bonga : Rebecca Lukilonga exhorte l’hôtel de ville à rendre le recyclage rentable pour impliquer toutes les couches sociales

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Rebecca Lukilonga Luboko, ingénieure environnementaliste, s’est entretenue, mercredi 22 avril, avec la rédaction de CONGOPROFOND autour de la « dégradation de l’environnement à Kinshasa », mettant en lumière les principaux défis environnementaux de la ville et proposant des pistes de solutions pour y remédier.

L’échange a débuté par un état des lieux de la situation environnementale de Kinshasa. Selon elle, le principal problème reste la gestion des déchets, qui constitue la cause majeure des inondations. Le plastique, en particulier, est une matière non biodégradable.

Elle a également soulevé le problème du manque d’éducation environnementale chez les citoyens congolais. Sous d’autres cieux, les villes sont propres parce que la population est sensibilisée à la gestion des déchets.

Rebecca Lukilonga Luboko est environnementaliste de formation à l’Université de Kinshasa, diplômée en environnement, plus précisément en assainissement et biodiversité. Elle a débuté sa carrière avec une formation en rentabilité carbone, puis a travaillé au ministère de l’Environnement à travers le programme WICA (Women Initiative on Climate Action). Elle est également titulaire d’un diplôme en MRV (Monitoring, Reporting and Verification des gaz à effet de serre).

CONGOPROFOND : Quelles sont vos impressions globales sur le programme Kinshasa Ezo Bonga ?

Rebecca Lukilonga : Il existe quelques difficultés dans la mise en œuvre du programme. La vente de ces déchets plastiques devrait se faire à un coût plus élevé afin d’inciter la population à s’y engager.

Il est nécessaire de mettre en place plusieurs industries de recyclage pour répondre à la loi de l’offre et de la demande, afin que le plastique devienne une ressource recherchée dans la ville.

Il faut également rendre les centres de stockage plus attrayants pour impliquer toutes les classes sociales dans le recyclage des déchets.

Enfin, il est important de renforcer la visibilité du programme pour favoriser une mobilisation collective et une prise de conscience citoyenne.

Propos recueillis par Elvit Kumbu Mbangi

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