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Gabegie, tribalisme, services parallèles, etc. : TRANSCO assise sur un volcan !

Contrairement au tableau qui est présenté par son directeur général a.i, l’avenir de la société  » Transports au Congo » (TRANSCO) semble hypothétique.

En effet, il faut rappeler que la création de TRANSCO était une réponse aux problèmes criants de transport qui se posaient dans la capitale congolaise en particulier. Si rien n’est fait par les décideurs dans les jours qui suivent la population de Kinshasa risque d’en pâtir, car TRANSCO risque de subir le même sort que les autres sociétés de transport en commun, à savoir: STUC, SOTRAZ, City Train, etc.

D’après une alerte lancée par le syndicat professionnel « Union pour la Paix Sociale » (UPS), la faillite qui guette TRANSCO *n’est pas due aux causes extérieures, c’est surtout à cause* des pesanteurs internes particulièrement à la gabegie financière orchestrée par l’actuel Directeur Général a.i, Bongi Blackson. Pour le syndicat cité, cette gabegie a été longtemps soutenue par son parrain, l’ancien vice premier ministre des transports, José Makila, au moment où la plupart des bus étaient en manque des pièces de rechange et les bureaux en deficit des fournitures.

Tribalisme et népotisme comme mode de gestion

Au moment où le Chef de l’Etat, garant de l’unité de la nation congolaise, Félix Antoine Tshisekedi, se donne comme, entre autres, missions de préserver l’unité nationale en bannissant le tribalisme, le DG a.i. Bongi Blackson à la tête de Transco, fait du tribalisme un critère de choix de sa gestion.

D’après le syndicat UPS, Bongi Blackson favorise une structure tribalo-ethnique dénommée « Solidarité Grand Bandundu » qui propose le partage des postes dans cette société selon l’appartenance ethnique dont il est lui-même originaire.

Des sources sûres informent qu’une correspondance allant dans ce sens a été déposée en vue de la nomination d’un DGA fils maison et originaire du même terroir.  » A ceci s’ajoute la justice sélective dans laquelle les ressortissants d’un coin du pays sont protégés, tandis que d’ autres agents subissent un véritable chasse à l’homme », a indiqué le syndicat faisant aussi savoir que le cas le plus récent est celui de la vente des bus vandalisés à Kikwit par un proche collaborateur de Blackson Bongi. Ce meme personnage, a-t-on appris, s’occupe des dossiers noirs impliquant sa hiérarchie ou les milices  » Lisu likolo ya Lisu  » et  » Armée rouge ».

Du départ du constructeur MCV

Apres avoir œuvré durant 5 ans aux cotés des mécaniciens congolais, les techniciens égyptiens de MCV ont décidé de rompre le contrat avec TRANSCO. Le ministère de tutelle avait été saisi par une correspondance rappelant les obligations de TRANSCO dans le partenariat qui liait les deux sociétés. Selon certaines indiscrétions, le malaise entre les deux parties tournerait autour du non-paiement des factures des pièces de rechange. Conséquences : c’est non seulement l’image de la République qui est ternie mais aussi celle du transporteur.

Le retard de paiement de salaire et le non paiement des primes.

Certaines fuites de documents et la lettre d’interpellation de la délégation syndicale de Transco renseignent un pillage de fonds par l’actuel comité de direction. Ce qui entraîne par voie de conséquence le retard de paiement des salaires, la suppression des primes et autres avantages.

En definitive, estiment les observateurs avertis, si le ministre des Transports ne regarde pas cette situation de près, plus de 200.000 Kinois que Transco transporte journalièrement se verront dans l’obligation de marcher à pieds.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET