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Diplomatie

Félix Tshisekedi à Davos : Un projet ambitieux pour la RDC et le climat mondial

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Lors du Forum économique mondial, ce mercredi 24 janvier 2025 à Davos en Suisse, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a présenté un projet de grande envergure destiné à transformer le développement économique et social de son pays tout en protégeant l’environnement.

Ce plan novateur, selon le chef de l’État congolais, aura un impact direct et significatif sur la vie de plus de 31 millions de personnes. Il vise à protéger plus de 108 000 kilomètres carrés de forêt vierge, tout en générant plus de 500 000 emplois. « Parmi ces opportunités, au moins 20 000 seront destinées spécifiquement aux jeunes, hommes et femmes démobilisés des groupes armés », a souligné Félix Tshisekedi.

Une réponse durable aux défis nationaux et globaux

Face aux multiples défis auxquels la RDC est confrontée, ce projet se veut une réponse concrète, alliant préservation des ressources naturelles et développement socio-économique. Les forêts du bassin du Congo, qui couvrent une part importante du territoire national, sont essentielles pour la régulation climatique mondiale. Cependant, leur exploitation non durable menace à la fois l’environnement et les moyens de subsistance des populations locales.

En prenant la parole à Davos, le Président Tshisekedi a souligné l’urgence de conjuguer efforts nationaux et partenariats internationaux pour assurer une gestion durable des ressources naturelles. Il a insisté sur le rôle crucial de la RDC dans la lutte contre le changement climatique, tout en mettant en avant l’importance de répondre aux besoins des communautés vulnérables.

Des opportunités pour les populations locales

Le projet vise également à inclure activement les jeunes et les anciens combattants dans le processus de développement, favorisant ainsi la réinsertion socio-économique des personnes autrefois impliquées dans des conflits armés. « _Ces initiatives offriront aux jeunes et aux démobilisés une nouvelle chance, les intégrant dans une dynamique de reconstruction et de croissance durable_ », a-t-il affirmé.

Un appel aux partenaires internationaux

Le Président Tshisekedi a profité de cette tribune mondiale pour inviter les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé à soutenir cette initiative ambitieuse. Il a insisté sur la nécessité de partenariats stratégiques et d’investissements responsables afin d’assurer le succès du projet et de renforcer la position de la RDC comme acteur majeur dans la transition écologique mondiale.

Une vision pour l’avenir

En clôturant son discours, Félix Tshisekedi a réitéré l’engagement de son pays à protéger ses écosystèmes uniques tout en construisant une économie prospère et inclusive. « Ensemble, nous pouvons démontrer que la conservation et le développement ne sont pas incompatibles, mais qu’ils constituent un pilier essentiel pour bâtir un avenir durable », a-t-il conclu.

Ce projet, porteur d’espoir, pourrait transformer la RDC en un modèle de conservation et de développement pour l’ensemble du continent africain et au-delà.

Félix Ilunga/Congoprofond.net

Actualité

A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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