Diplomatie
Forum Économique Mondial : Après avoir échangé avec les présidents israëlien, sud-africain et du Conseil de l’Europe, F. Tshisekedi intervient ce mercredi à la tribune de Davos
Ce mardi en Suisse, le Chef de l’État a pris part à l’ouverture de la 55ème édition du Forum économique mondial de Davos. Au total, 3 000 personnes ont assisté à cet événement parmi lesquelles des leaders politiques, économiques, universitaires et membres de la société civile.

Deux allocutions ont marqué cette activité. Mme Karin Keller-Sutter, Présidente de la Confédération helvétique, a déclaré que « notre époque est celle de l’imprévisibilité prévisible ». Elle a, en outre, mis en garde l’assistance contre la concentration des richesses et des ressources entre les mains d’une petite élite, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur la paix sociale dans le monde.

Pour sa part, la Présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, a préconisé le multilatéralisme pour résoudre les crises auxquelles fait face le monde actuellement : « nous sommes prêts à engager un dialogue avec tous les partenaires mondiaux si cela peut conduire à des avantages réciproques ».
En marge du Forum économique, le Président Félix Tshisekedi a eu quelques entretiens. Tour à tour, il a échangé avec le Président de la République d’Israël Isaac Herzog sur le renforcement des relations bilatérales entre leurs deux États. Avec le Président du Conseil de l’Europe Alain Berset, ancien Président de la Suisse, le Chef de l’État a évoqué l’approfondissement de la coopération entre le Conseil de l’Europe et la République Démocratique du Congo (RDC). Pour boucler ce balai diplomatique, le Président Tshisekedi s’est entretenu avec son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa sur la résolution de la crise dans l’Est de la RDC puisque des soldats sud-africains font partie du contingent de la SADC en appui aux FARDC dont le rôle est essentiel dans la stabilisation des provinces de l’Est du pays.

L’intervention du Président Félix Tshisekedi est annoncée pour ce mercredi. Le Chef de l’État va annoncer le lancement d’un vaste projet structurant pour lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité et stimuler le développement économique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
