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Guerre du M23/Rwanda : La sénatrice Marianne Margaté demande à la France d’agir en faveur de la cessation de l’agression de la RDC 

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La sénatrice Marianne Margaté attire l’attention du ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Benjamin Haddad, sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. Riche de ses matières premières et de sa population, la RDC, dit-elle, est sujet du pillage par l’intermédiaire d’élites locales, de puissances étrangères, dont des pays frontaliers et de la sous-région ainsi que de multinationales.

Ce pillage s’accompagne depuis des siècles par des millions de morts, des viols et des mutilations innombrables. Il a pour conséquence une misère incommensurable pour l’écrasante majorité de la population ainsi qu’une perpétuation d’une économie entièrement tournée vers l’extérieur.

Quant aux atrocités de deux guerres du Congo, elles sont documentées chaque année depuis 2003 par un groupe d’experts de l’organisation des Nations unies, qui fait également état des multinationales qui y sont impliquées, ainsi que dans le rapport « Mapping » publié en octobre 2010. Le rapport Mapping, commandé par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, recensait de nombreux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de possibles génocides commis entre 1993 et 2003 en RDC, et recommande des poursuites à ce sujet.

En cohérence avec cet objectif, le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, revendique depuis des années la création d’un tribunal pénal international et la création de chambres mixtes avec des magistrats congolais et internationaux au sein de juridictions congolaises pour poursuivre les auteurs de violations des droits de l’homme.

Madame Margaté demande à ce que la France prévoie en vue d’appuyer cette démarche et d’agir en faveur de la cessation de l’agression du Congo-Kinshasa et des crimes qui y sont liés. La sénatrice demande également à la France de prendre des sanctions appropriées soient prises envers les responsables des pays agresseurs.

Quant à la volonté du régime de modifier la Constitution afin de prolonger l’exercice du pouvoir du président Félix Tshisekedi à l’image d’autocrates dans d’autres pays africains, cette idée rencontre de nombreuses oppositions, dont celle du Front démocratique africain (FDA) et de l’Église catholique qui s’était dans un passé récent opposée à d’autres dérives antidémocratiques.

La sénatrice a aussi demandé si la France compte s’exprimer en solidarité avec les oppositions au changement constitutionnel. Il est également à noter qu’en RDC de plus en plus des voix se font entendre pour que la France et d’autres pays de l’Union européenne prennent des sanctions ciblées à l’endroit des dirigeants au pouvoir impliqués dans des actes de violences, des arrestations arbitraires et tout autre acte visant à restreindre les libertés démocratiques, comme cela a été le cas à l’époque du mandat du précédent chef de l’État congolais, Joseph Kabila.

OURAGAN

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 Kasaï : Zéro frais pour les filles boursières PAAF à la hors session 2026

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Aucune élève bénéficiaire de la bourse scolaire du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) au Kasaï ne devra payer de frais pour participer aux épreuves de la hors session, prévues à partir du lundi 04 mai 2026, conformément au calendrier scolaire national.

Cette décision est contenue dans une correspondance officielle de l’Inspection générale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, adressée à l’Inspecteur Principal Provincial du Kasaï. L’objectif est clair : faire appliquer cette mesure sans exception dans tous les établissements concernés.

L’Inspecteur général, chef de corps, Hubert Kimbonza Sefu, a insisté sur le respect strict de cette directive par l’ensemble des acteurs du secteur éducatif.

« Qu’aucune fille ne soit inquiétée »

Selon les instructions transmises, les chefs d’établissement des écoles publiques secondaires sont tenus de laisser toutes les élèves boursières du PAAF accéder librement aux épreuves, sans aucune exigence financière.

La bourse PAAF couvre déjà l’ensemble des frais scolaires liés à leur scolarité.

« Toute élève fille bénéficiaire de la bourse PAAF ne peut nullement être inquiétée pour les frais lors de la dissertation », souligne une source proche du dossier.

Les parents appelés à dénoncer tout abus

Les autorités éducatives invitent les parents et tuteurs à faire preuve de vigilance. Tout cas d’intimidation, de renvoi ou d’exigence illégale de frais à l’endroit d’une élève boursière doit être signalé sans délai auprès de l’Inspection provinciale ou des autorités scolaires locales.

Cette mesure vise à lever les obstacles financiers qui freinent encore la participation des filles aux évaluations certificatives, en particulier dans les milieux vulnérables.

Au Kasaï, le PAAF prend en charge non seulement les frais scolaires, mais aussi les fournitures et, dans certains cas, les uniformes des élèves issues de familles défavorisées.

Ce projet du gouvernement congolais, financé par la Banque mondiale, ambitionne d’améliorer l’accès, la rétention et la qualité de l’apprentissage des filles dans l’enseignement secondaire en République démocratique du Congo.

Calendrier des épreuves de la hors session 2026

Les épreuves se dérouleront du 04 au 18 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national :

– Dissertation : lundi 04 mai 2026

– Épreuves traditionnelles (options techniques) : mardi 05 mai 2026

– Épreuves orales de français : du mercredi 06 au samedi 09 mai 2026

– Épreuves de pratique professionnelle : du lundi 11 au lundi 18 mai 2026

Tshikapa prête pour le lancement

À Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, toutes les dispositions sont déjà prises pour assurer le bon déroulement des épreuves. Le coup d’envoi officiel devrait être donné par le gouverneur Crispin Mukendi Bukasa.

Faustin Nkumbi

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