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EPST : L’histoire se répète, l’Examen d’Etat édition 2024 sous menace de boycott

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L’édition 2024 de l’Examen d’Etat risque de connaitre des moments des turbulences et des perturbations, dans son organisation et sa passation, sur toute l’étendue de la République, comme lors de l’édition précédente et ce, suite au mot d’ordre de boycott que comptent lancer les organisations syndicales des enseignants, notamment le Syndicat National des Inspecteurs de l’Enseignement au Congo (SYNIECO), en cas de non concrétisation à la fin de ce mois d’avril par le Gouvernement, des engagements pris lors de derniers travaux d’évaluation, tenus à Kinshasa-Bibwa, entre le banc syndical des enseignants et le banc gouvernemental.

En effet, à travers une déclaration à la presse, le mardi 09 avril 2024, ces Inspecteurs qui sortaient d’une séance d’information sur les actions prioritaires retenues lors de ces assises et dont la réalisation était prévue au début du deuxième trimestre, dans le cadre de l’exécution du budget 2024, sont montés au créneau pour conditionner leur prestation au petit ajout prévu dans le salaire, à la mécanisation des agents Nouvelles Unités de l’Inspection et essentiellement au paiement de leur prime de fonction spéciale.

« Mécaniser d’abord les NU et NP des bureaux gestionnaires, deuxième chose, comme tout enseignant et malgré que c’est si modeste, ça ne représente rien avec le coût de vie actuel, il y aura un ajout de 20 mille francs dans le salaire de tout un chacun et les inspecteurs aussi vont en bénéficier. Troisième chose, c’est la prime pour fonction spéciale qui ne touche uniquement que les Inspecteurs et à Bibwa, c’est cent mille francs congolais qui étaient promis », a indiqué le Secrétaire Général du SYNIECO, Henry-Crispin Longendjo.

Pour rappel, les travaux de la Commission paritaire qui ont réuni le banc syndical des enseignants et le banc gouvernemental à Kinshasa, du samedi 24 février au samedi 16 mars 2024, se sont clôturés avec sept actions prioritaires listées entre les deux parties, à savoir : l’augmentation salariale, le réajustement de la prime de la gratuité des enseignants du primaire, le paiement des grades transposés, le paiement des enseignants NP du secondaire et bureaux gestionnaires, la mise en retraite des enseignants, la mécanisation de la prime d’encadrement de la paie au profit des agents et cadres des services centraux de l’EPST et le paiement de la prime pour fonction spéciale en faveur des Inspecteurs et celle spécifique pour les agents d’appoint de l’Inspection générale.

Néanmoins, aucun signal clair sur la concrétisation de ces engagements, jusqu’à ce jour, de la part du Gouvernement de la République, notamment au niveau la chaine des dépenses. Aucune correspondance du Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, comme il en a l’habitude, pour ne serait-ce qu’annoncer les actions à réaliser en ce début du deuxième trimestre.

De manière générale, les enseignants, toutes catégories confondues, notamment les NU et NP des écoles secondaires et des bureaux gestionnaires, hormis la DINACOPE qui a été mieux servie durant le premier quinquennat du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, attendent la réalisation de toutes ces promesses. Il s’agit essentiellement des NP identifiés en février 2020 par le Ministre Willy Bakonga et qui figurent dans le fichier de 144.944 agents éligibles à l’intégration dans le fichier paie des enseignants, validé lors de la 30ème réunion du Conseil des Ministres, tenue à Kinshasa le vendredi 08 mai 2020.

Notons également que le Syndicat des Enseignants des Ecoles Catholiques (SYNECAT), par le canal de son Secrétaire Général Jean-Bosco Puna, qui est intervenu le mardi 09 avril dernier à travers la presse, projette une Assemblée Générale le week-end prochain, en vue d’évaluer tous les problèmes récurrents des enseignants et élaborer un cahier des charges à remettre au nouveau Premier Ministre.

Rappelons que l’édition précédente de l’Examen d’Etat, a failli connaitre un boycott des Inspecteurs qui revendiquaient leur prime, mais a été sauvée de justesse par l’intervention du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde qui, en date du jeudi 05 mai 2023 dans son Bureau, avait réuni les Ministres de l’EPST et de l’ESU autour de leurs collègues du Budget et des Finances, pour trouver des solutions à ces revendications.

Bref, il sied de rappeler que les inspecteurs de l’EPST, réunis au sein du SYNIECO, menacent de boycotter la passation des Epreuves certificatives dont l’Examen d’Etat pour lequel la Hors-Session commence le 06 mai prochain avec la dissertation. Ils posent trois revendications, à savoir : l’ajout prévu dans les salaires de tous les enseignants, la régularisation de la situation salariale des NU et NP de l’Inspection et le paiement de leur prime pour fonction spéciale.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Kakule Kavyavu Jean-Baptiste : 34 ans au service de l’éducation récompensés à la JOUNEPA 2026

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À l’occasion de la 25ᵉ édition de la Journée nationale des écoles privées agréées (JOUNEPA), célébrée de manière anticipée ce vendredi 29 mai 2026 à Butembo, l’un des moments forts de la cérémonie a été la distinction de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste, promoteur et gestionnaire du Complexe Scolaire Socapi. Cette reconnaissance récompense plusieurs décennies d’engagement au service de l’éducation et de la formation de la jeunesse congolaise.

Un parcours inspirant commencé en 1994

C’est avec émotion que M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste est revenu sur les débuts de son aventure éducative. En 1994, le Complexe Scolaire Socapi ouvrait ses portes avec seulement deux salles de classe destinées à la première et à la deuxième année primaire. Grâce à une vision claire et à une croissance progressive, une nouvelle classe était ajoutée chaque année, permettant à l’établissement d’évoluer jusqu’au cycle secondaire.

Cette stratégie de développement a porté ses fruits en 2006 lorsque la première promotion de diplômés a enregistré un taux de réussite de 100 %, avec 7 lauréats sur 7 candidats présentés aux examens d’État.

La plus grande fierté du gestionnaire reste le parcours de nombreux anciens élèves qui se distinguent aujourd’hui dans différents secteurs de la vie nationale et internationale. Parmi eux figurent notamment l’Abbé Mirembe ainsi que plusieurs cadres et professionnels évoluant aux États-Unis et dans d’autres pays, témoignant de la qualité de la formation reçue au Complexe Scolaire Sokapi.

Discipline et qualité, les piliers de la réussite

Dans un contexte marqué par la prolifération des écoles privées à Butembo, M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste attribue la confiance des parents à deux valeurs fondamentales : la discipline et l’excellence académique. Selon lui, la rigueur dans le recrutement des enseignants et le suivi constant des apprenants constituent les principaux leviers de performance de l’établissement.

Situé dans la commune de Bulengera, à proximité de l’aérodrome de Rughenda, le Complexe Scolaire Socapi poursuit sa modernisation en améliorant continuellement ses infrastructures. L’école offre plusieurs filières de formation, notamment la Pédagogie générale, la Commerciale et Gestion, la Nutrition, l’Agronomie, l’Électronique ainsi que la Construction.

À travers cette distinction décernée lors de la JOUNEPA 2026, c’est tout le parcours de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste qui est salué : celui d’un éducateur visionnaire ayant consacré plus de trente ans à bâtir une institution devenue une référence dans le paysage éducatif de Butembo-Lubero.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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