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Drame de Matadi Kibala : La responsabilité incombe surtout à l’État, il faut des sanctions ! ( Architecte)
Le drame de Matadi Kibala dans la commune de Mont Ngafula qui a occasionné plus de 25 morts et des blessés graves à la suite de la chute d’un câble haute tension continuent encore à susciter des remous au sein de l’opinion publique.
À qui revient finalement la responsabilité de ce carnage?
Pour répondre à cette question, nous avons interrogé un architecte, membre de l’ONA qui a requis l’anonymat.
Pour cet architecte, il ne fait aucun doute que les responsabilités sont partagées entre 4 institutions qui interviennent directement dans la gestion de l’espace et de la population.
Premièrement, cet architecte cite le ministère des Affaires foncières.
« Parce que c’est eux qui distribuent les terres, même là où il est interdit ! », dit cet architecte.
En deuxième lieu, il y a les autorités urbaines principalement celles de la ville de Kinshasa car, selon lui, » elles délivrent des autorisations de bâtir sachant que ces endroits sont interdit de construction. »
Troisièmement, le ministère de l’Urbanisme et Habitat est pointé du doigt, « car c’est lui qui est censé établir un plan d’urbanisme et veiller à son application!, » stipule cet architecte.
Enfin, en quatrième lieu, la responsabilité incombe au gouvernement en général car « ils savaient que ce marché est un danger ! Pas seulement à cause du câble électrique, mais surtout parce qu’il longe une route très fréquentée et que les mamans vendent à même le sol sur la route! ».
Somme toute, pour les observateurs, il faut maintenant passer aux sanctions contre les responsables de cette négligence qui a coûté la vie à des compatriotes.
Il faut noter qu’en 2020, le Gouverneur de la ville de Kinshasa avait lancé les travaux de construction d’un marché moderne pour résorber le trafic au niveau de la nationale N°1 et protéger les vendeurs.
Malheureusement rien a été fait car la ville est en conflit avec le Centre Féminin Maman Mobutu, propriétaire du lieu où le nouveau marché devait être aménagé.
Au cours d’une réunion ce même mercredi du drame dans la soirée, le Gouvernement a décidé de délocaliser le marché dans l’immédiat.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
