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Drame de Matadi Kibala : Ngobila ferme tous les marchés pirates environnants, Muyaya appelle au strict respect des servitudes de la SNEL
Au cours d’une conférence de presse conjointe tenue ce jeudi 3 février 2022, au lendemain du drame macabre qui a secoué la ville de Kinshasa, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a annoncé la décision de fermeture du marché de Matadi Kibala, ainsi que tous les autres marchés pirates situés dans le secteur. Aussi, il a fait savoir que tous les parkings d’à côté du site où a eu lieu l’accident sont délocalisés.
Par ailleurs, il a fait noter qu’il est aussi interdit de délivrer des titres de propriété pour des sites à problème.

Quant au bilan de cet accident, le numéro 1 de la ville l’a revu à la baisse : 25 morts, 2 personnes sauvées à l’hôpital.
D’entrée de jeu, rappelle-t-il, ce mercredi 02 février 2022, la ville de Kinshasa s’est réveillée avec une triste nouvelle qui a déchirée les cours de la population toute entière.
Dans le quartier Matadi Kibala, dans la Commune de Mont-Ngafula, 26 personnes ont perdu la vie suite à un câble électrique haute tension qui a cédé sous la pluie qui s’est abattu dans la Capitale. Vingt-deux parmi elles ont trouvé la mort devant les dépôts de marchandises. Tandis que quatre autres sont mortes sur la grande avenue.

» La plupart de ces personnes mortes sont de braves femmes, qui se lèvent le matin pour nourrir leurs familles », a reconnu le gouverneur, rappelant qu’un autre drame sur la nationale n° 1 à la hauteur de N’Sele a coûté la vie à quatre personnes et plusieurs blessés.
Pourquoi le marché moderne Matadi Kibala n’a pas été construit ?
A cette question, Gentiny Ngobila a confirmé que le 1er septembre 2020, il avait posé la première pierre pour le début des travaux. Mais aujourd’hui, 16 mois après, rien n’a été fait sur le terrain, car 10 jours seulement après cette pose, le Parquet près la Cour d’appel/Gombe avait suspendu les travaux.

A l’en croire, des escrocs se réclamant héritiers de la défunte épouse du Maréchal Mobutu, mama Marie Antoinette, avaient trainé l’hôtel de ville en justice.
« Un procès a été engagé. Il est en cours. L’Etat n’avait pas gagné au premier degré, en appel nous avons gagné mais il y a inexécution. Mais, la fondation Mama Mobutu et autres chefs coutumiers sont allés en appel contre cette décision », a-t-il expliqué, ajoutant même que le procès étant en cours, rien ne peut être fait pour l’instant.
Quant à lui, affirme-t-il, il a tout fait pour que le marché Matadi Kibala soit modernisé.
A qui incombe la responsabilité ?

Pour répondre à cette question, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, n’est pas allé par le dos de la cuillère. » A tout le monde, principalement à l’Etat, parce que son devoir c’est de protéger la population et ses biens et de prévenir », a-t-il appuyé.
» La difficulté que nous avons, c’est que pendant longtemps nous n’avons pas pris la décision. Ce qui est anormal est devenu normal. Nous devons l’assumer, car notre devoir c’est d’appliquer les lois. Bien entendu, si on l’avait fait, la même opinion aller crier à la maltraitance de la population qui se débrouille. Nous devons tirer des leçons… », a dit le porte-parole du gouvernement.
Précisant par ailleurs, au sujet des sanctions, qu’il ne faut pas agir dans l’émotion, mais plutôt essayer de remonter la question pour comprendre les raisons et situer les responsabilités. » Cela n’est pas possible en 24 heures ! », a-t-il martelé, avant d’appeler les Congolais en général au strict respect des zones de servitude de la SNEL.
Le gouverneur de Kinshasa, répondant aux accusations de manque d’ambulances dans la ville pour acheminer les corps des victimes aux morgues, révèle à la presse que partout au monde l’ambulance n’est pas faite pour cette mission là, mais conduire les malades vers des hôpitaux.
Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
