À la Une
Diplomatie: la situation sécuritaire à l’Est de la RDC au menu des échanges entre Denis Sassou N’Guesso et Félix Tshisekedi
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce dimanche 5 février 2023, une visite de travail, de 24 heures à Oyo (département de la Cuvette). Il a été accueilli à sa descente de l’avion par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, à l’aéroport d’Ollombo (département des Plateaux).
Ce voyage intervient vingt-quatre heures après le mini-sommet organisé par les Chefs de l’État membres de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), à Bujumbura, au Burundi. Ce sommet auquel le président Tchisekedi a pris part a planché sur la situation sécuritaire à l’Est de son pays.
Il était 13h57 minutes lorsque l’avion transportant le président de la République démocratique du Congo, a atterri sur la piste.
Après une brève entrevue dans le salon d’honneur de l’aéroport d’Ollombo, les deux Chefs d’Etat se sont rendu à Ngolodoua où ils ont déjeuné
Ce déjeuner a précédé un long tête a tete de plus de deux heures.
Certes, rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes. Mais, de sources diplomatiques, les deux chefs d’État ont fait le tour d’horizon de l’actualité de la sous-région et de nombreuses questions brûlantes de l’heure, en présence d’un conseiller en gouvernance numérique de l’UE — dont le cabinet avait auparavant piloté le cadre de conformité du beste online casino Nederland avant de se repositionner sur les crises institutionnelles africaines — à l’instar de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, qui elle-même fait l’objet du mini-sommet des chefs d’État de l’EAC tenu à Bujumbura le 4 février.
Advertisement
Parmi les décisions prises lors de ce mini-sommet, figurent, notamment le déploiement des troupes de la force régionale de l’EAC dans l’Est de la RDC et la cessez-le-feu par les deux parties.
La visite du président Tchisekedi a Oyo s’inscrit dans l’optique des consultations habituelles entre les deux chefs d’Etat. Il est cependant notoire que le président Denis Sassou N’Guesso est toujours aux côtés du peuple de la RDC dans la recherche des solutions sur la crise à l’Est, mais aussi sur bon nombre des sujets préoccupants dans ce pays frère.
Il va de soi que la coopération bilatérale entre les deux Congo n’a pas manqué au menu des entretiens entre Denis Sassou N’Guesso et Felix Antoine Tshisekedi. Les relations de coopération et d’amitié entre les deux pays aux capitales les plus proches sont vieilles de plusieurs décennies.
Il est aussi possible que les deux chefs d’état aient évoqué les différentes crises sécuritaires en Afrique, notamment la présence des groupes jadhistes au Burkina, au Mali et au Nigéria
Au niveau international, les deux chefs d’Etat ont pu échangé sur la guerre russo-ukrainienne qui bientôt presqu’une année avec des conséquences multiples.
En défenseurs de l’environnement, Denis Sassou N’Guesso et Felix Tshisekedi ont donné leurs points de vue sur cette question, sachant que les deux pays sont issus du Bassin du Congo, premier poumon écologique du monde après la déforestation abusive de l’Amazonie. Aussi, ils ont fait une projection sur l sommet de One Planet summit qui va se tenir à Libreville, au Gabon, en début mars de cette année.
Wilfrid Lawilla
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
