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Crise alimentaire mondiale: Kabedi Mbuyi prône l’exploitation des bassins de production

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Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, c’est une Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi qu’on a vue très offensive lors de la 53e réunion du conseil des ministres lorsqu’elle a été appelée à présenter l’évolution de la situation du marché de change et des biens et services en République démocratique du Congo.

La gouverneure de la BCC s’est réjouie du maintien, à l’interne, de la stabilité du cadre macroéconomique tout en s’inquiétant, à l’international, des conséquences de la crise en Ukraine et de la situation de la pandémie à Covid-19.

« Le rythme de formation des prix s’est relativement maintenu à la première semaine du mois de mai 2022, et le taux d’inflation est passé de 0,18% à 0,19% d’une semaine à l’autre portant le cumul annuel à 3,5% face à un objectif cible de 7% à moyen terme. »

En ce qui concerne le profil de la croissance en 2022, la gouverneure de la BCC a précisé que les dernières projections situent le taux de croissance économique à 6,1% contre 6,4% en janvier.

Sur la persistance du conflit russo-ukrainien et ses conséquences en termes de crise alimentaire mondiale, la gouverneure de la BCC est d’avis que l’objectif doit être l’augmentation de la production nationale des produits de grande consommation.

« Face aux risques d’origine externe tels que l’enlisement de la guerre en Ukraine et ses conséquences sur le marché des produits pétroliers et denrées alimentaires, la gouverneure de la BCC a recommandé l’exploitation des bassins de production en vue de l’augmentation de la production nationale des produits de grande consommation et de l’approvisionnement des grands centres urbains pour renforcer la capacité de l’économie à résister au choc », a indiqué Patrick Muyaya Katembwe, porte-parole du gouvernement.

On rappelle qu’afin de pousser les prix sur le marché à la baisse, le gouvernement a récemment décidé la suspension du prélèvement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité.

Journal L’HORIZON 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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