Actualité
Corneille Nangaa sur France 24 : « De toutes les façons, il n’y aura pas des élections en décembre 2023 ! »
Corneille Nangaa doute de l’organisation des élections générales en RDC le 20 décembre 2023 comme initialement prévu. L’ancien président de la Centrale électorale est intervenu ce mercredi 18 octobre sur France 24 où il a répondu à un certain nombre de questions.
Justement au sujet des élections, Corneille Nangaa estime que toutes les conditions ne sont pas réunies pour la tenu de ces scrutins.
« On se bouscule à Kinshasa. Or, le vrai problème c’est à l’intérieur du pays. Comment tenir les élections avec l’insécurité qui règne ça et là ? Félix Tshisekedi a trouvé le pays entier mais aujourd’hui certains coins ne nous appartiennent pas », a-t-il déclaré.
Sur un autre chapître, Corneille Nangaa a abordé la question liée à son exil forcé.
«La menace de mon intégrité est réelle. Je suis en exil forcé parce que monsieur Tshisekedi voulait me tuer. La chanson a toujours été la même « Nangaa en connaît un peu trop, il en sait un peu trop ». C’est sa politique de vouloir humilier tout le monde qui plus au moins a participé à ce qu’il soit là aujourd’hui ».
Il dénonce le fait que le régime Tshisekedi lui a ravi ses gardes du corps alors qu’il avait droit d’en posséder.
Kupa/NOUVEAUMEDIA.CD
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
