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Ituri : L’Assemblée provinciale et la PNC se disputent en plein air une concession à Bunia !

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Situation tendue l’avant midi de ce mercredi 18 octobre 2023 à Bunia entre des membres du bureau de l’Assemblée provinciale de l’Ituri et des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC).

En tout cas, c’est un véritable imbroglio entre ces deux institutions qui se disputent « en plein air » l’appartenance de la concession dans laquelle est installée le bureau de l’Assemblée provinciale.

Aux premières heures de ce mercredi, c’est une équipe des constructeurs (d’une entreprise dénommée CC, qui n’a même pas voulu désigler son appellation à la presse: ndlr) qui s’invite sur le lieu et commence à creuser des trous. Objectif : scinder cette parcelle pour que la police construise dans l’une des parties. C’est qui est « inacceptable », selon des membres du bureau de l’Assemblée Provinciale qui se considèrent « propriétaires de la concession ».

Il est 9h, heure locale. Plus la voix s’élève, plus cette concession est investie par des curieux qui viennent s’acquérir de la situation, malgré le déploiement de quelques policiers aux environs. Les échanges houleux qui caractérisent tel ou tel groupe deviennent même menaçants, plus le temps avance.

À ce moment-là, des éléments de la police détachés pour la sécurité de certains membres du bureau de l’Assemblée Provinciale « jouent à l’observateur ». Ils sont face à leurs collègues regroupés de l’autre côté de la parcelle.

La police ne reconnaît pas l’appartenance de cette concession à la première institution de la province. Elle dit avoir reçu l’ordre des autorités hiérarchiques pour y construire. Et « pour exécuter cet ordre », personne ne peut l’empêcher, même pas le président de l’organe délibérant, bien qu’en veilleuse depuis l’instauration de l’état de siège en Ituri.

Pour protester cette décision, certains membres de l’Assemblée provinciale, ont replacé leur véhicule pour éviter que cette clôture se raccorde. Finalement, aux heures vespérales, l’on pouvait voir la parcelle « bien scinder » avec une partie en clôture.

Pour Banga Tchombe, président de cette institution, c’est «une spoliation par des gens animés d’une haine noire »

“ Même avant la spoliation, ce terrain était d’ailleurs insuffisant pour l’assemblée (…). Nous travaillons ensemble pour résoudre les problèmes que nous avons déjà et non en créer d’autres. Celui qui construit ici, tôt ou tard, ce terrain ici sera récupéré par l’Assemblée provinciale”, confie-t-il.

Pendant ce temps, les deux panneaux de visibilité installés dans l’autre partie de la concession ont été démolis. « Ça c’est une destruction méchante », regrette un député provincial rencontré sur le lieu.

Une parcelle de l’État qui divise deux institutions de l’Etat : qui joue quel jeu ?

Locataires depuis le démembrement de la province Orientale, c’est depuis le 05 octobre que l’Assemblée provinciale s’est dotée d’un nouveau bureau réhabilité et équipé par la MONUSCO.

La concession abritant ce bureau a été désignée à l’Assemblée provinciale depuis la gouvernance d’Adballah Penembeka par une commission montée à l’époque, selon le président de cette institution qui contrôle le gouvernement provincial.

Une version soutenue par d’autres membres du gouvernement Bamanisa. Parmi eux, Chrisante Ucircan Bule.

“ Ce terrain appartient à l’Assemblée provinciale. Même le bureau de la commune devrait être délocalisé. Le bureau de l’Assemblée provinciale gère plus de 40 élus, les assistants et ou chauffeurs de ses députés, le personnel administratif….”, écrit à buniaactualite.cd le ministre des infrastructures, travaux publics et reconstruction avant l’avènement de l’état de siège.

Il dit ne pas comprendre « comment peut-on morceler ce terrain sans penser même à un parking à une Institution comme l’assemblée provinciale »?.

Sur place, les éléments de la police disent exécuter l’ordre leur donné par leur hiérarchie au niveau provincial. D’après leur explication, une partie de cette parcelle, qui vient d’être désormais divisée en deux, va servir pour construire des bâtiments pouvant accueillir des éléments qui seront déployés dans le cadre de la police de proximité.

“ Même le gouverneur de province militaire a reconnu que cette concession appartient à l’assemblée provinciale dans une lettre adressée au maire de la ville, lorsque nous l’avons saisi pour chasser les vendeurs des téléphones de cette parcelle ”, rappelle le numéro 1 de l’organe délibérant.

Nous n’avons pas réussi à avoir la version de fait du patron de la police en Ituri, ou encore les réactions du gouverneur militaire et des services attitrés (cadastre, urbanisme et habitat,…).

Alors d’où vient l’imbroglio ? Qui a instruit la police ? En tout cas, ces questions semblent ne pas avoir une réponse claire au stade actuel. Mais une chose est sûre : la parcelle où est installé le bureau de l’Assemblée provinciale est divisée en deux.

Verite Johnson via buniaactualite.cd


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La corruption à son paroxysme : Quand le pouvoir corrompt même les plus hauts organes de décision

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Dans un récent scandale révélé au grand jour, le camp du candidat déclaré provisoirement Gouverneur de la province du Haut-Uélé Jean Bakomito Gambu malgré les irrégularités et la fraude industrielle orchestrée lors des élections du 29 Avril 2024 a été pris en flagrant délit de tentative de corruption au sein du Conseil d’État, dépassant ainsi tout ce que l’on aurait pu imaginer. Après une audience décisive, les membres de ce camp se sont retrouvés dans l’impasse financière, manquant des fonds nécessaires pour soudoyer les membres du Conseil d’état.

Face à cette situation critique, ils se sont tournés vers un allié de poids, l’ancien Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, mais ce dernier a refusé de prêter la somme colossale exigée. Sans alternative, ils ont décidé de s’endetter auprès de la principale entreprise minière de la province, Kibali Gold Mine compromettant ainsi leur intégrité et leur légitimité.

Cette affaire d’une gravité extrême a attiré l’attention de toutes les autorités de la république, mettant en lumière l’étendue des ravages causés par la corruption dans les rouages du pouvoir. Elle soulève des questions essentielles sur l’éthique et la transparence des processus politiques, et appelle à une réaction ferme et sans équivoque de la part des institutions chargées de veiller à l’intégrité de notre démocratie.

Cette affaire révèle une triste réalité : la corruption a atteint des sommets insoupçonnés, menaçant les bases mêmes de notre système démocratique. Il est temps de prendre des mesures radicales pour lutter contre ce fléau qui gangrène notre société et compromet notre avenir collectif.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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