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Condamnationde Ntaganda : le « Club des amis du droit du Congo » salue la décision de la Chambre d’appel

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Bosco Ntaganda a été condamné le 30 mars 2021, par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) à 30 ans d’emprisonnement pour 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Ituri en 2002 et 2003. Le verdict et la peine sont désormais définitifs.

L’accusé à invoqué comme circonstances atténuantes devant les juges, notamment les souffrances et la discrimination qu’il a subies du fait de son expérience du génocide rwandais. La Chambre d’appel a estimé que l’expérience personnelle de Ntaganda dans le génocide rwandais ne pouvait pas diminuer sa culpabilité compte tenu de son comportement criminel et de la gravité des crimes pour lesquels, il a été condamné.

Le Président du Club des amis du droit du Congo( CAD), le Prof. Eugène Bakama Bope, a salué la décision de la Chambre d’appel qui constitue une prise en compte des souffrances des victimes de l’Ituri spécialement celles des violences sexuelles ou à caractère sexiste.

Le fait d’avoir été victime du génocide rwandais ne lui donne pas droit de commettre des crimes graves au Congo, ajoute le Prof Bakama.

Par ailleurs, Ntaganda a commis plus des crimes à l’Est du Congo au moment de la rébellion du CNDP et puis du M23. Des crimes pour lesquels les victimes attendent que justice soit faite.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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