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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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BAD–AIFD : à Brazzaville, Hervé Claude Batukonke plaide pour des projets industriels mieux préparés et mieux financés

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En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement ouvertes ce lundi 25 mai à Brazzaville (République du Congo), l’Association des institutions financières de développement (AIFD) tient sa 52ᵉ session ordinaire autour des grands enjeux liés au financement du développement du continent africain.

C’est dans ce cadre que le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie( FPI), Hervé Claude Batukonke, est intervenu lors d’un panel de haut niveau consacré à la préparation et au financement des projets structurants.

Prenant la parole devant plusieurs experts et responsables d’institutions financières africaines, le patron du FPI a rappelé qu’aucun projet industriel ou de développement ne peut réussir sans une préparation rigoureuse. Selon lui, tout projet suit un cycle précis allant de la conception à la réalisation, d’où l’importance capitale de l’expertise technique et des compétences dans les phases d’élaboration, d’analyse et de maturation des projets.

Hervé Claude Batukonke a particulièrement insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses structures d’accompagnement des projets, tout en développant une véritable dynamique de réseautage entre institutions financières du continent. Pour lui, le financement seul ne garantit pas la réussite d’un projet si celui-ci n’a pas été correctement étudié et évalué en amont.

« On peut bien financer un projet, mais s’il n’est pas bien analysé, il est voué à l’échec », a-t-il fait comprendre, dans un contexte marqué par la rareté des capitaux et l’exigence accrue de rentabilité et d’impact des investissements.

Le Directeur général du FPI est également revenu sur le rôle stratégique joué par son institution dans le processus d’industrialisation de la République démocratique du Congo. Il a plaidé pour une plus grande ouverture régionale et internationale afin de favoriser le cofinancement des projets industriels africains et accélérer la transformation économique du continent.

Il convient de rappeler que l’AIFD regroupe plus de cent institutions financières de développement à travers l’Afrique et bénéficie du parrainage de la BAD. C’est d’ailleurs cette proximité institutionnelle qui explique la tenue concomitante de ses assemblées avec celles de la Banque africaine de développement. En RDC, le FPI figure parmi les membres actifs de cette organisation continentale.

Ouvrant officiellement les travaux de l’AIFD, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille du République du Congo, a reconnu que l’Afrique fait face à d’importants défis économiques et structurels. Toutefois, il a estimé que ces difficultés ne constituent pas une fatalité.

Pour Christian Yoka, les contraintes auxquelles le continent est confronté peuvent être transformées en opportunités d’investissement, à condition de renforcer les mécanismes de financement, la coopération régionale et la qualité des projets portés par les États et les institutions africaines.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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