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RDC : la « Dynamique pour la paix » désapprouve l’attitude négative du cardinal Ambongo face à Fatshi
Dans une lettre ouverte envoyée au cardinal Fridolin Ambongo, et lue devant la presse ce jeudi 2avril 2021au siège de la Lizadeel par Joseph Gode Kayembe, la « Dynamique pour la paix » a signifié sa désapprobation face à l’attitude négative qu’affiche le cardinal vis-à-vis de la personne du président de la République et de son action nonobstant sa prédisposition d’ouverture dont il fait montre à l’égard de tous sans exclusion.
En effet, la Dynamique reproche au cardinal sa posture non-engagée pour l’accompagnement, l’instauration de la gratuité de l’enseignement fondamental voulue par le chef de l’État et recommandée par la constitution de la République, sa position indécise concernant la mise en place de l’Union sacrée, son attitude d’hostilité, emprunte de duplicité vis-à-vis du peuple Kasaien, et son antipathie vis-à-vis des Kassaiens qui rappelle une attitude politique semblable dans un passé récent pendant la deuxième République lors de la conférence nationale souveraine. À cet effet, au lieu de mettre fin au mandat de Mobutu, les acteurs s’accordaient à lui donner un mandat de 7 ans tandis qu’une
campagne de diabolisation a été menée contre Étienne Tshisekedi à l’extérieur du pays.
Elle demande par ailleurs au cardinal Ambongo de regarder dans la même direction pour emmener le peuple au bonheur et à la prospérité. Cela oblige que les fils du pays les plus élevés en dignité puissent apporter chacun sa pierre à l’édifice, dans un élan de solidarité et de complémentarité pour bâtir le Congo nouveau, où il fait beau vivre et où chaque citoyen trouve son compte. « C’est ça le seul combat qui mérite d’être mené », martèle la Dynamique.
Il faut signaler que la « Dynamique pour la paix » est l’ensemble des organisations de la société civile, composée de la Lizadeel, de la Dynamique pour les églises de réveil, les volontaristes, le CPPN, AMIP ainsi que le MJPC.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
