Société
Butembo : le député Rémy Mukweso appuie l’achat d’un corbillard par le Kyaghanda Ngwako Vubange
En vacances parlementaires à Butembo, le député national Rémy Mukweso a échangé, ce vendredi 12 décembre 2026, avec les membres du Kyaghanda Ngwako Vubange au quartier Vitesse, cellule Vubange, dans la commune de Kimemi. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la redevabilité et de l’écoute des préoccupations locales, notamment en matière de sécurité et de développement.
« Le baraza d’ici fait partie des quatre qui m’ont beaucoup soutenu lors des élections. Ce sont des papas qui m’ont toujours encouragé dans le travail de représentation de la population », a déclaré Rémy Mukweso. « Il était donc important de venir rendre compte à mes électeurs et d’échanger sur les questions qui concernent notre ville », a-t-il ajouté, saluant la qualité des discussions.
Au cours de ces échanges, l’élu a également annoncé son soutien à un projet communautaire. « Nous avons soutenu l’initiative locale d’achat d’un véhicule corbillard et nous avons contribué à hauteur de 2 500 dollars américains. Ce véhicule va beaucoup aider la communauté », a-t-il précisé, soulignant l’impact social attendu de cette dotation.
Fort des échanges recueillis, le député dit disposer d’éléments suffisants pour élaborer un rapport à soumettre à l’Assemblée nationale. Il a par ailleurs annoncé la remise prochaine d’un camion benne à l’Association des taximen motos et véhicules (ATOMOVE), ainsi que l’organisation d’un grand meeting de redevabilité au rond-point VGH, invitant la population de Butembo à y prendre part.
Dalmond Ndungo
Société
Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante
À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.
Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.
Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.
Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.
Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».
Blaise Abita Etambe
