Société
Nord-Kivu : la FEC Butembo-Lubero éclaire journalistes et étudiants sur le rôle du Conseil économique et social
Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Butembo-Lubero a animé, ce lundi 12 janvier 2026 à Butembo, un point de presse à l’intention des journalistes et des étudiants. L’objectif était d’éclairer l’opinion sur la mission et le fonctionnement du Conseil économique et social (CES), institution consultative prévue par la Constitution.
« Cette institution a pour mission d’accompagner les grandes institutions du pays, la présidence de la République, le Parlement ainsi que les cours et tribunaux en matière économique et sociale », a expliqué Polycarpe Ndavito, membre du CES. « Nous ne sommes pas les conseillers du Président, mais de la République. Nous produisons des avis et des recommandations », a-t-il précisé.
Il a ajouté : « Le Président peut nous consulter, comme nous pouvons procéder par auto-saisine. Nous analysons une question et nous lui soumettons un avis, de même qu’au Parlement ou aux cours et tribunaux. Le Conseil économique et social est une assemblée consultative entourant les institutions d’experts en matières économique et sociale. »
Enfin, l’orateur a souligné que le CES se distingue des institutions politiques, car ses avis ne sont pas contraignants. Prévu par la Constitution du 18 février 2006 et régi par la loi organique n°13/027 du 30 octobre 2013, le Conseil économique et social de la République démocratique du Congo fonctionne à travers plusieurs commissions dont les travaux sont validés en séance plénière.
Actualité
Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
