Société
Nord-Kivu : la FEC Butembo-Lubero éclaire journalistes et étudiants sur le rôle du Conseil économique et social
Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Butembo-Lubero a animé, ce lundi 12 janvier 2026 à Butembo, un point de presse à l’intention des journalistes et des étudiants. L’objectif était d’éclairer l’opinion sur la mission et le fonctionnement du Conseil économique et social (CES), institution consultative prévue par la Constitution.
« Cette institution a pour mission d’accompagner les grandes institutions du pays, la présidence de la République, le Parlement ainsi que les cours et tribunaux en matière économique et sociale », a expliqué Polycarpe Ndavito, membre du CES. « Nous ne sommes pas les conseillers du Président, mais de la République. Nous produisons des avis et des recommandations », a-t-il précisé.
Il a ajouté : « Le Président peut nous consulter, comme nous pouvons procéder par auto-saisine. Nous analysons une question et nous lui soumettons un avis, de même qu’au Parlement ou aux cours et tribunaux. Le Conseil économique et social est une assemblée consultative entourant les institutions d’experts en matières économique et sociale. »
Enfin, l’orateur a souligné que le CES se distingue des institutions politiques, car ses avis ne sont pas contraignants. Prévu par la Constitution du 18 février 2006 et régi par la loi organique n°13/027 du 30 octobre 2013, le Conseil économique et social de la République démocratique du Congo fonctionne à travers plusieurs commissions dont les travaux sont validés en séance plénière.
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
