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Beni : Nouvelle attaque sanglante des ADF à Kokola, 4 civils tués, 1 blessé, maisons et boutiques incendiées
Le territoire de Beni a une fois de plus été plongé dans l’horreur. Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 avril 2025, les rebelles ougandais ADF/MTM/ISCAP ont mené une incursion meurtrière dans le village de Kokola, situé sur l’axe Eringeti-Oïcha, dans le groupement Bambuba-Kisiki.
Bilan provisoire : 4 morts, 1 blessé, 6 maisons incendiées, des boutiques vandalisées et du bétail emporté. Le carnage a été confirmé par la société civile locale, qui ne cache plus son exaspération face à la répétition de ces massacres.
Un appel désespéré à l’État
La société civile interpelle, une fois de plus, le gouvernement central et les autorités provinciales : les opérations militaires Sokola 1 doivent être relancées de toute urgence. La population est livrée à elle-même, sous la menace constante de ces djihadistes islamistes qui continuent de circuler librement dans plusieurs localités du territoire de Beni.
« La population souffre depuis trop longtemps. Il faut une réponse militaire ferme et durable », martèle un acteur de la société civile.
Une hécatombe qui s’installe dans la durée
Ce nouveau drame survient à peine trois jours après l’attaque du samedi 12 avril à Eringeti, où quatre civils avaient également perdu la vie dans une offensive des mêmes rebelles.
Le territoire de Beni est au bord de l’asphyxie sécuritaire. Les massacres se suivent, se ressemblent, et l’État peine à restaurer son autorité dans une zone désormais assimilée à un couloir de la mort. Jusqu’à quand ce silence face à l’insoutenable ?
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
