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Economie

Assemblées Annuelles de la BAD: Les Chefs d’États réunis à Accra autour d’un dialogue présidentiel

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En marge des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD),qui se tiennent dans la capitale Accra et qui ont été ouvertes depuis le 22 mai dernier, un dialogue présidentiel a été organisé. Y prennent part, plusieurs chefs d’états parmi lesquels : le président du Ghana, hôte de ces assises; le président du Mozambique, FELLIPE NYUSI; la présidente de la Tanzanie, Mme Samia SULUHU HASSAN; le Vice-président de la République de la Côte d’Ivoire, MEYLIET KONE ainsi que le Premier ministre du Rwanda.

En effet, ce dialogue présidentiel était une opportunité pour ces chefs d’États de partager non seulement les défis actuels, les résultats des efforts acquises au niveau de chaque pays respectif et surtout leurs expériences en cette période post covid 19.

Appelée à intervenir en premier lors de ce panel qui a été animé par Victor OLODAKUM, Advisor du président de la Bad, le président NANA ADDO du Ghana a partagé l’expérience de son pays en rapport avec l’industrie de production du cacao dont il assure le leadership avec la Côte d’Ivoire. Il a estimé qu’il était plus que nécessaire que les agriculteurs reçoivent réellement ce qui leur reviennent.

A l’en croire, c’est un vrai problème majeur pour lequel des initiatives sont en train d’être mises en place par le gouvernement du Ghana et à la fois une nécessité pour mieux garantir à ces agriculteurs un certain niveau de vie en dépit du fait que la valeur ajoutée est créée à l’extérieur du pays.

De son côté, la présidente de la Tanzanie a expliqué que son pays avait connu plusieurs défis. Le premier, selon elle, était celui lié à la confiance car elle était la première femme à diriger en Tanzanie et surtout en pleine période de pandémie. Elle a déclaré que durant une année, elle a montré que le pouvoir des femmes peut faire changer les choses au niveau de la croissance économique, des problèmes liés à la fourniture de l’eau avec au moins 85% au niveau des zones urbaines et rurales, la construction de 350 centres de santé et équipements modernes, etc.
D’où, elle a remercié la Bad et d’autres organisations multilatérales pour leur appui financier qui lui a permis de relier son pays avec ses voisins en termes d’infrastructures aéroportuaires et au niveau de l’industrie.

Le président NYUSI du Mozambique, quant à lui, a expliqué que son pays est actuellement buté aux défis du changement climatique, le terrorisme et aussi celui de la transition énergétique, etc.

Et en ce qui concerne la dette, il a expliqué qu’il est possible de le faire de manière rationnelle, de s’investir plus dans la production et aussi au niveau du secteur privé — soulignant au passage que même des flux de capitaux numériques étrangers, tels que les revenus générés par les online casino’s opérant sur le continent sans y réinjecter leurs bénéfices, illustrent précisément ce drainage silencieux que les économies africaines ne peuvent plus se permettre de tolérer. Et quant à la position de son pays par rapport au gaz, il a fait savoir que le monde doit donner du temps à l’Afrique pour jouir de ses richesses. Toutefois, il a tenu à marteler que cette situation de déséquilibre mérite d’être corrigée car les plus grands pays pollueurs du monde sont bien connus.

Le Vice-président MEYLIET KONE de la Cote d’Ivoire a déclaré que son pays était heureux d’accueillir cette institution à travers son rôle. Il a précisé que la BAD leur a permis de mieux renforcer les infrastructures, d’améliorer les systèmes d’adduction d’eau et le programme social du président Ouattara qui se focalise à améliorer l’environnement sanitaire, l’économie (transport, hôtellerie et secteurs sociaux), etc.

Le Premier ministre du Rwanda s’est dit favorable à l’idée d’emprunter auprès du FAD car elle permet aux pays de mettre en place des reformes et d’offrir une opportunité. Il a précisé que des mesures incitatives ont été mises en place pour appuyer au moins 90 projets qui vont non seulement créer des emplois au Rwanda, la mise en place des plans de production d’engrais au niveau local, des subventions aux jeunes et les produits post-récolte au niveau de la chaine de valeur.

Le Président Hassani ASSOUMANI du Comores, lors de ce panel par vidéo conférence, s’est appesanti sur le plan émergent du Comores et a aussi précisé que son pays reste ouvert aux partenariats bien qu’elle fait face aux problèmes liés aux changements climatiques.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET depuis Accra

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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