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BAD : Les Assemblées Annuelles ouvertes mardi à Accra

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En sa qualité de hôte principal de la 57ème Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement (Bad), et de la 48ième célébration du Fonds Africain de Développement (FAD), le président de la République du Ghana, Nana ADDO DANKWA AKUFO ADDO, a officiellement ouvert le mardi 24 mai 2022, les Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement à Accra. Ces assises qui se déroulent du 23 au 27 mai2022, se planche autour du principal thème : « Atteindre la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique ». Plusieurs chefs d’États ont également pris part à cette séance d’ouverture. Parmi eux : Mme Samia SUHULU HASSAN, présidente de la Tanzanie; le président Filipe Nyusi du Mozambique; le Vice-président de Côte d’Ivoire, Tiemoko Meyliet KONE; Edouard Ngirente, Premier ministre du Rwanda, Mme Monique Nzanzabaganwa, Vice-présidente de la Commission de l’Union Africaine, ministre des finances du Ghana et président du Conseil des gouverneurs de la banque; Kenneth OFORI YATTA ainsi que le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi Adesina. Des représentants des corps diplomatiques, les représentants des communautés économiques regionales, les vice-présidents et les staffs de la Bad, des ministres des Finances, des partenaires au développement, des médias sont aussi conviés à ses assises qui coïncide au double évènement : la célébration du cinquantième anniversaire du fonds africain de développement (FAD), et le cinquantième anniversaire de la mort de Kwame Nkrumah, premier président de la République du premier pays africain à accéder à l’indépendance.

Notons que la République démocratique du Congo est représentée à ces assises par le ministre des Finances Nicolas Kazadi et quelques experts de ce secteur.

Très heureux d’accueillir cette grande réunion de la BAD, qui se déroule en même temps que la visite officielle de son frère et ami Filipe Nyusi du Mozambique, le président ghanéen avoué sa joie de recevoir la première femme présidente de la République de la Tanzanie et d’autres leaders présents à ces assises pour leur soutien à l’égard de la Bad.

A l’en croire, le choix du Ghana est tout à fait justifié du fait que son pays a toujours connu une gouvernance stable en dépit de cette période critique que vit l’Afrique et le reste du monde due aux effets de la pandémie et l’invasion de la Russie en Ukraine. Il a félicité le FAD d’avoir concédé d’organiser avec la BAD ce jubilé. Outre cela, le président Nana ADDO a félicité le président de la Bad, Dr Akinwumi Adesina, pour sa vision extraordinaire, sa passion et surtout son leadership qui a permis à la Banque d’acquérir une réputation global au niveau des grandes institutions financières du monde. Puis de rappeler qu’elle a été primée meilleure institution financière dans le monde en 2021 par Global Finance Magazine.

Réitérant ainsi son appel à la banque, le président Nana ADDO a estimé qu’elle doit continuer à jouer son rôle de leader afin de soutenir les économies faibles face aux effets qui nous guettent.

Au sujet de la mise en œuvre de la Zlecaf, il a estimé qu’il était donc temps de se défaire des relations qui ne nous font pas du tout avancer et de mettre fin aux obstacles structurels.

A son tour, Dr Akinwumi Adesina, nmea dit sa reconnaissance au président du Ghana pour avoir accepté d’accueillir ses assises qui marque un retour des peuples africains à leurs origines. Il a tenu à préciser que ces assises sont en réalité pour des milliers d’africains qui ne sont pas parmi nous et qui sont malheureusement affectés par le changement climatique.

A l’en croire, ce thème revêt toute son importance dans le cadre de présentes assises car le changement climatique affecte non seulement les vies africaines et surtout les économies. D’où, il a indiqué qu’il n’y a pas d’autre alternative que de s’adapter à cette menace. Et en tant que leader dans l’adaptation face au changement climatique, la banque en collaboration avec le Centre Global pour l’adaptation a décidé de doubler sa contribution face au changement climatique à la hauteur de 25 milliards de dollars jusqu’en 2025.

Par ailleurs, le président de la Bad a indiqué que dans le cadre de leur programme d’action, la banque supporte aussi 9 pays pour mieux les aider à mieux faire face aux risques de changement climatique à travers la facilité africaine de risques et des catastrophes. Et de renchérir que grâce à leurs efforts, plusieurs initiatives à succès ont été mises sur place à l’échelle du continent tel que : le financement du programme “TAAT” qui a connu ses prouesses en Afrique de l’Est pour l’amélioration des variétés de maïs, la production de tonnes de semences de blé en Ethiopie depuis 2018, la mise en place d’une transition énergétique équitable y compris la mise en place d’un plan de production alimentaire d’urgence d’1,5 milliards de dollars pour l’Afrique en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine. Enfin, il a remercié tous les donateurs et s’est dit fière d’être un président en mission auprès de cette institution financière.

Enfin, la Vice -présidente de la Commission de l’Union Africaine a, au nom de Moussa Faki, estimé que le FAD est une initiative louable pour le continent, néanmoins, elle a précisé qu’elle devrait plutôt avoir accès aux marchés financiers pour réaliser encore des choses meilleures et de manière rapide.

Melba Muzola Mpolo/Envoyée spéciale à Accra


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30 juin : Pr Bob Bobutaka évoque la portée de la restitution de la relique de Lumumba à la RDC

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Les Congolais ont commémoré les 62 ans de l’Indépendance marquée surtout la restitution de la relique, notamment la dent, du héros national Patrice Emery Lumumba par le gouvernement belge à la République démocratique du Congo. Au cours de l’émission Forum Ecclesia à la radio ECC (Eglise du Christ au Congo), le professeur Bob Bobutaka Bateko a mis en évidence la portée historique, symbolique et politique de la restitution de la relique de Lumumba.
D’un ton solennelle, il a déclaré : « Mettons de côté des sentiments presque inutiles, Lumumba, quelque part, c’est l’expression de la RDC. Que sa dent soit revenue au pays, cela doit intéresser les Congolais. Rappelons-nous qu’il a été acidifié pour la RDC ! C’est vraiment un homme d’Etat, à la différence des autres qui cherchent l’argent. Personnellement, je suis content ». Que la restitution coïncide avec l’avènement du président Félix Tshisekedi, c’est une heureuse coïncidence, a-t-il laissé entendre. Toutefois, a rappelé Bob Bobutaka, la démarche de la restitution de la relique de Lumumba avait commencé avec le président Joseph Kabila pour se concrétiser avec le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. « J’ai écrit un livre sur Patrice Emery Lumumba en 2021, c’est ma façon à moi de l’honorer. J’ai écrit reliques au pluriel, car, on avait arraché à Lumumba deux dents, l’un d’elles a été abimée lors d’une manipulation », a-t-il dit. Et il a relevé un aspect assez singulier de la naissance du héros national : « Pour mémoire, Patrice Emery Lumumba est né le 02 juillet 1925. Et, j’ai démontré dans un de mes livres que sa naissance a une justification cosmologique. En fait, au 2 juillet, la planète Terre, de par ses trois mouvements : la rotation, l’inclinaison et la révolution, est à 180 degré de diamètre depuis sa date initiale du 1er janvier. Donc, ce parcours a construit une figure géométrique avec un diamètre ellipsoïdal occasionnant ainsi la bibliologie stellaire ».
Bob Bobutaka a par ailleurs déploré que les universités n’aient pas été associées pleinement à cette activité de restitution de Lumumba. Aussi a-t-il stigmatisé l’attitude des intellectuels et même des autorités qui écartent souvent l’intelligentsia, et de ne pas chercher à connaitre l’histoire du pays souvent cachée dans des livres et autres documents. « Je parle de l’Acte de Berlin, de la Conférence de Berlin, dans un chapitre d’un de mes ouvrages paru en 2017. Mais les Congolais, les intellectuels et même les autorités, ne lisent pas, et pire, ces autorités ne cherchent pas à approcher ceux qui ont les informations, et c’est ça notre pays. On ne peut pas gérer un pays un mettant à l’écart les scientifiques et les chercheurs, c’est une contradiction. On ne peut pas comprendre que le pays finance beaucoup d’argent pour payer les professeurs, mais lorsqu’il faut les utiliser, on change de langage pour dire que les politiciens ne prennent en compte que leurs électeurs. Il faut un soubassement pour gérer l’Etat, le pays ne se construit pas seulement dans l’approche des élections…», a regretté le professeur Bob Bobutaka.

M. Enyimo/Congoprofond.net


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