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Affaire AMIDA : un greffier et un avocat aux arrêts
Un greffier du Tribunal de Grande Instance de Gombe et un avocat sont aux arrêts depuis le mardi 24 novembre 2020. Ils sont détenus à la prison centrale de Makala pour avoir commis des infractions de faux en écriture et usage de faux.
Selon des sources judiciaires, ce greffier est accusé d’avoir falsifié un procès-verbal d’audience en faveur d’Amida Shatur, épouse de Vital Kamerhe, en complicité avec ses avocats, afin de lui permettre de continuer d’occuper illégalement et avec des titres obtenus par fraude la maison de la succession Bintu, sur l’avenue Uganda, à Gombe.
En ce qui concerne la genèse de cette affaire, un des avocats de la succession Bintu a fait savoir a la rédaction du journal Le Phare hier mercredi 25 novembre que la fameuse maison tant citée lors du procès de 100 jours d’une valeur de 4 millions 500 mille dollars américains appartient en réalité à la succession Bintu. Après la mort de Raphaël Bintu, un des héritiers de la seconde catégorie va s’autoproclamer liquidateur et obtenir un jugement, le fait qu’il n’avait pas le droit de vendre les biens de la succession sans l’accord des autres.
Saisie par la veuve Bintu, la justice va annuler toutes les ventes opérées illégalement par Raul Bintu et ordonner la destruction de tous les certificats obtenus par les acheteurs de mauvaise foi car sachant bien qu’un liquidateur ne peut pas vendre les biens de la succession et ordonner au même moment leur déguerpissement.
La succession a récupéré toutes les maisons litigieuses, sauf celle du numéro cadastral 4219, sur l’avenue Ouganda, dans la commune de la Gombe, qu’occupe illégalement Shatur Amida, suite à plusieurs mutations pour échapper à la justice.
Le même défenseur du droit a ajouté que, Raul Bintu avait auparavant vendu cette maison à un sujet juif illégalement. Menacé de déguerpissement par la justice, le sujet juif va la vendre à Maurice Nguesso. A son tour, ayant été menacé, signifié même d’une assignation de déguerpissement par la justice, il va faire un cadeau empoisonné de cette maison à Amida Shatur, sa concubine de l’époque. Celle-ci de son côté s’est vue signifier un commandement avec instruction de déguerpissement en date du 24 juin 2020.
N’ayant pas quitté la maison, les huissiers, conformément à la loi, s’étaient présentés dans la parcelle querellée pour un déguerpissement forcé mais sa garde s’était interposée, faisant obstacle à l’exécution d’une décision judiciaire coulée en force de chose jugée.
Murka( Le Phare)
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
