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Kabund :  » On a réussi un coup de déboulonner un système de prédation installé depuis 1960″

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Les Consultations Politiques se sont clôturées ce mercredi 25 novembre 2020 au Palais de la Nation. Parmi les formations politiques reçues par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, il y a eu l’Union pour la démocratie et le progrès social conduite par son Président ad intérim Jean-Marc Kabund a Kabund.

Au sortir de cet entretien avec Félix Antoine Tshisekedi, Jean-Marc Kabund, entouré des cadres de son parti, n’a pas échappé à la vigilance de la presse.

« Il faut noter que nous sommes venus répondre à l’invitation du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi suite aux consultations initiées par lui. l’UDPS est porteur des messages. D’abord, il est très important de lui dire que le peuple dont nous sommes un échantillon significatif croit en lui, le peuple voit en lui une lueur d’espoir. Le peuple a constaté que le Président Fatshi a la volonté politique, chose qui a manqué aux dirigeants politiques de ce pays depuis 1960 », a-t-il réagi à chaud.

Cependant, pour illustrer cette volonté politique, Jean-Marc Kabund a cité la matérialisation des actes concrets tels que la gratuité de l’enseignement primaire, la volonté d’instaurer un État de Droit, aujourd’hui se matérialise par une justice indépendante, la dernière ordonnance du Conseil d’État en est une illustration. Allusion faite à l’affaire Mabunda et Puela.

Toutefois, a-t-il souligné, « Nous lui avons aussi dit que le peuple qui a été bercé par la Vision de l’UDPS attend plus que ce qui est fait actuellement notamment sur le plan social, économique et tant d’autres. Ce peuple qui croit en lui pense que le ‘Peuple d’abord’ qui est la cristallisation de notre vision politique est une réalité et le Chef de l’État doit tout mettre en œuvre pour que cela soit une réalité. Donc cela doit passer par une reconfiguration de la classe politique ». Estimant que le véritable problème en RDC, c’est l’homme politique congolais.

Par ailleurs, il a fait également remarquer que « vous savez que l’humanité retiendra que Félix Antoine Tshisekedi comme Président de la République avec sa machine politique l’UDPS sont entrain de réussir un coup que personne ne pouvait s’y attendre celui de déboulonner un système installé dans ce pays depuis 1960 ».

À l’en croire, ce système est basé sur la prédation, un système méchant, qui ne considère pas les Congolais. « Même la colonisation n’a pas fait ce que ces systèmes ont fait, tout en étant libre le peuple congolais a été asservi, ils étaient des esclaves sous leur propre sol », a-t-il ajouté. De ce fait, Fatshi comme Chef de l’État veut déboulonner ce système.

Rappelons-le, au cours de ces consultations politiques, plusieurs acteurs de la société civile et politiques ont défilé au Palais de la Nation. Parmi eux, l’on peut citer Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Modeste BAHATI, etc.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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