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Culture

Zoom sur la meilleure scénariste de la RDC : Belinda Kikusa Kandi dit « Bellevue », la Femme sage

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Elle est une femme formidable et influente qui, en début de ce mois de mars dédié à la femme congolaise, a soufflé la sixième bougie de sa chaîne YouTube qui cartonne aussi bien en République démocratique du Congo qu’à l’étranger. Les scénarii de ses films donnent la chair de poule tellement que c’est captivant. Plus de 250.000 personnes sont abonnées à Bellevue TV. Certains lui ont collé le sobriquet de « La Patronna », d’autres celui de « Poutine de l’écriture ». Incontestablement, ses œuvres cinématographiques sont riches, éducatives, pleines de leçons de vie. Belinda Kikusa Kandi est une femme remplie de sagesse qui mérite d’être mise en lumière à l’occasion de la célébration planétaire de la journée des droits de la femme.

Qui est-elle ?

Belinda Kikusa Kandi est venue au monde un certain 12 octobre 1980 dans une maternité de Kinshasa. Elle n’avait que trois mois quand son père, Joseph Kandi, acheva son pèlerinage sur cette terre des hommes. Le papa avait laissé sa fille cadette Belinda et ses huit autres enfants entre les mains de sa chère épouse Nzumba qui, à son tour, a rendu l’âme en 2016. Raison pour laquelle Belinda Kikusa Kandi a plus été élevée par son frère ainé, sieur Simon Luwawu. Celui-ci a véritablement joué son rôle de père.

Pour la petite anecdote, Kandi veut dire noix de palme dans une des dialectes de la province du Kongo Central dont elle est issue. Et Kandi en lingala c’est « Ndika ». La noix de palme transmet l’image de quelque chose qu’on néglige mais qui, au fil du temps, se révèle être d’une valeur inouïe, surprenante. C’est le cas de la charmante Bellevue dont l’ascension fulgurante dans le paysage cinématographique ne cesse d’étonner plus d’un.

Belinda Kikusa Kandi est un produit de l’Institut National des Arts (INA). Dans le monde de ce qu’on appelle « théâtre populaire » ou « maboke », elle a fait ses premiers pas au sein du groupe Simba cher au comédien Faustin Sukari dit Elombe. Comme disent les Américains, Simba était la « dream team » avec des comédiens et comédiennes pétris de talents dont Yandi Mosi, Lule, Décor Ilonga, Milo (Mimie Loleka), Léa Ndaya, Ursule Peshanga, maman Kalunga, et, bien évidemment, Bellevue.

Sous la Deuxième République, le Zaïre de Mobutu, le groupe théâtral populaire emblématique et mythique était le groupe « Salongo » dont est issu Elombe, le mentor ou père professionnel de Bellevue. Celle-ci dit avoir été inspirée par la comédienne maman Esengo, une célébrité de l’époque. Aujourd’hui, il existe une multitude de groupes, d’acteurs et d’actrices.

Belinda Kandi est à la tête de Bellevue TV, Kandi Star, Bel’Art Production. Elle a son restaurant non loin du rond-point Kimpwanza dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa. C’est une véritable patronne qui donne de l’emploi à la jeunesse montante. Il sied de noter que le coup de pouce financier de l’ex-Première Dame, Marie-Olive Lembe Kabila, a aussi boosté la carrière de Bellevue et d’autres comédiens que l’Etat congolais a abandonnés à leur triste sort. « La patronna » est aussi une femme de cœur et une fervente chrétienne. Ses œuvres caritatives le démontrent. La situation amoureuse de cette actrice, scénariste et productrice n’est pas compliquée. Par ailleurs, une comédienne a révélé publiquement qu’elle est aujourd’hui mariée aux Etats-Unis d’Amérique grâce à un film écrit et produit par Bellevue. Donc, le respect s’impose.

Quel est son point fort ?

Actuellement en RD Congo, Belinda Kikusa Kandi alias Bellevue est inégalable en matière d’écriture. Les scénarii que conçoit « la Poutine de l’écriture » sont inédits et profonds. Des très belles leçons de vie à tirer de ses films. Bellevue sait tenir en haleine ses téléspectateurs du début à la fin. Elle affirme que son inspiration lui vient de Dieu. Cependant, les ténèbres ne la laissent pas tranquilles. Elle est victime d’une malveillance inexplicable, surtout parmi ses pairs dans le métier. On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits mûrs. Bien éduquée, elle dit n’avoir pas le temps de descendre dans les caniveaux, dans la boue pour rétorquer à ses détracteurs qui représentent une infime minorité. Le silence est d’Or… « La Justice de Dieu y en a », déclarait une célébrité.

Chaque jour à partir de 16h30, plusieurs milliers de personnes sont scotchées sur Bellevue TV pour voir sur scène des acteurs et actrices talentueux, notamment Maman Top, Etoile, Annie Biasi, Milo 50, Léa Ndaya, Aziza, Carine Pala, Esther Ngalasi, Cardoso, Sylvie, Naomie, Guetty, Mimie Kabongo, Mutshopi, Maria, Serge Mwembo, Turbo, Alain Mabana, Guesho Ingange, Bobo Manoka, Pierrot Ndombasi, Dacosta, Vinny, Blaise, Décor, Jr, Junior. Bellevue a reconnu que la tâche la plus compliquée dans son métier c’est le casting. Et aussi les sites de tournage.

Riche filmographie

Chaque mois, Bellevue et son équipe réalisent quatre films. C’est une grande bosseuse. Actuellement, Bellevue TV diffuse en ce moment « AVOCAT ». Dans un passé récent, le public a suivi avec délectation MAMAN LOBOKO, BIENTOT, LIEN FAMILIAL, CABALE, PHOTOGRAPHE, AZA YA NGA, MENSONGE, HERITAGE, BILAN NEGATIF, MIA MADRE, KIN MAKAMBO, MON AME N’EST PAS PARTIE, TESTAMENT, COUPLE EN DANGER, FILLE MERE, MA BELLE-MERE, ORGEUIL DE L’AS, VOISINAGE, FACE A FACE, JOSUE 1 : 8, LE MONDE, L’ARGENT SALE, PSAUME 68 : 7, LIKAMBO YA MABELE, MA FIN, LE TEMPS DE LA FIN saison 1&2, SUPREMATIE, etc.

Bon vent à la meilleure scénariste du Congo !

James Mpunga Yende

 

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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