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Société

Recrudescence de l’insécurité à Kasumbalesa : les victimes accusent les agents de sécurité

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Après une « trêve » de quelques semaines, la ville frontalière de Kasumbalesa est de nouveau théâtre d’une insécurité grandissante. Des bandits à mains armées opèrent allègrement chaque nuit qui passe.

Les victimes de cette insécurité accusent les services de sécurité qui patrouilles la nuit.

Dans la nuit de ce mardi 05 à mercredi 06 octobre 2021, plusieurs quartiers de cette troisième ville du Haut-Katanga ont connu des visites domiciliaires sans aucune intervention des autorités tant civiles que policières.  » Vers 01 heure du matin, nous avons reçu la visite des bandits lourdement armés. Je me suis caché quelque part pour ne pas faire face à eux. Ils ont violemment torturé mon épouse, exigeant l’argent qu’ils ont obtenu par la suite avant leur départ. Mes appels à l’intervention n’ont pas produits des effets, jusqu’au matin. La police est venue pour faire seulement le constat… », déclare un avocat victime de l’insécurité.

Une frange de la population de cette ville accuse la police d’être à la base de cette situation.

Parmi les éléments favorisant l’insécurité, la population évoque les coupures intempestives du courant et le délestage.  » Les bandits opèrent facilement dans le noir. La SNEL doit résoudre le problème du courant électrique », lâche un habitant de Kasumbalesa.

Cette situation inquiétante présage une auto-prise en charge de la population. Du côté autorité, c’est un silence presque sépulcral.

Joseph Malaba/Congoprofond.net

Société

Lubero : Salongo obligatoire et routes impraticables dans les zones contrôlées par le M23

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Dans le sud du territoire de Lubero, plusieurs entités sous contrôle des rebelles du M23 vivent au rythme d’un salongo imposé chaque samedi. Cette activité communautaire obligatoire concerne notamment les localités d’Alimbongo, Kaseghe, Mighobwe, Kirumba, Kayna, Kanyabayonga et leurs environs.

Un salongo hebdomadaire sous contrainte

Chaque samedi, dès 8h00 jusqu’à environ 11h30, l’ensemble de la population est tenu de participer aux travaux communautaires. Hommes, membres d’associations locales et habitants de différents villages et communes sont mobilisés sans exception. Même les voyageurs en transit sont contraints de s’arrêter pour se joindre à cette activité.

Seuls les services de santé, notamment les pharmacies et certaines structures médicales, sont autorisés à fonctionner durant ces heures. Toutes les autres activités économiques et sociales sont suspendues.

Une route nationale en état de dégradation avancée

Cette mobilisation intervient dans un contexte où la route nationale numéro 2 (RN2) est dans un état de dégradation critique. Sur plusieurs tronçons, notamment entre Bwatsinge, Mighobwe, Busesa et Alimbongo jusqu’à Kanyabayonga, la circulation des camions est devenue extrêmement difficile, voire impossible.

Les usagers signalent une multiplication des accidents, conséquence directe de l’impraticabilité de la chaussée. La route, essentielle pour le transport des biens et des personnes, se détériore davantage jour après jour.

Une population éprouvée

Face à cette situation, la population locale exprime de plus en plus de fatigue. Entre les contraintes liées au salongo obligatoire et les difficultés de mobilité dues à l’état des routes, les habitants peinent à maintenir leurs activités quotidiennes.

Malgré ces défis, les autorités locales, sous la supervision des responsables en place, continuent d’imposer une stricte observance de ces travaux communautaires, présentés comme nécessaires à l’entretien des infrastructures.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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