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Société

Tshopo : des containers des matériels du projet CIPOR dénichés dans les installations de la SCPT/Kinshasa

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Des révélations ont été faites mercredi autour du projet de la Cimenterie de l’ex Province orientale ( CIPOR) datant de 10 ans.

Une délégation des élus provinciaux de l’Assemblée provinciale de la Tshopo conduite par le speaker de l’organe délibérant, ainsi que la sénatrice Madeleine Nikomba, qui séjournait depuis le week-end dans la capitale congolaise pour une mission officielle, a été surprise de découvrir une vingtaine de containers des matériels destinés au projet de la CIPOR.

Contacté à partir de Kinshasa, le député provincial de proximité, Bienvenue Bolongue, s’exprime en ces termes :
 » les vaillants élus provinciaux sont descendus aux installations de la
SCPT/Kinshasa où une vingtaine de containers remplis des matériels pour le montage de l’usine à Kisangani, sont découverts ».

Et de s’interroger :

 » Sur un nombre estimé à une centaine des containers, où sont les 80 containers destinés à la Tshopo ? Il y a 10 ans, qui aurait ordonné son stockage à Kinshasa
et/ou sa rétention ?  »

Bienvenue Bolongue précise que juste après cette visite, ils ont eu une séance de travail avec le responsable de cette unité qui n’a pas été en mesure de fournir des explications claires par rapport à la rétention de ces matériels.

Toutefois, cet élu provincial fait savoir qu’une commission ad hoc est vite constituée afin que lumière soit faite sur ce dossier.

 » Défendre les intérêts de la Tshopo pour son émergence est le serment des députés provinciaux, y compris la sénatrice Madeleine Nikomba. Lorsque les représentants se liguent pour le déclenchement de la Tshopo ; rien ne pourrait faire obstacle. Même pas ce soleil de plomb dont la T° est à 37°C. « , a-t-il conclu.

Junior Ledy/ congoprofond.net

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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