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AFDC : les blocs protagonistes devront s’en remettre à l’arbitrage de la commission ‘’PAJ’’ de l’Assemblée nationale

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Une vive tension a régné le jeudi 7 novembre dans la salle de congrès du Palais du peuple lors de la plénière de l’Assemblée nationale. En toile de fond : la guerre de leadership au sein du groupe parlementaire AFDC-A où deux tendances se disputent sa direction.

Les protagonistes ne se sont pas faits des cadeaux. Face aux tirs et accusations croisés des uns et des autres, le bureau de l’Assemblée nationale, avec à sa tête la présidente Jeanine Mabunda, a recommandé une solution idoine. Celle d’envoyer le dossier à la commission PAJ.

Cet arbitrage de la présidente de la Chambre, Jeanine Mabunda, vivement salué par des observateurs a permis préserver la neutralité du bureau de l’Assemblée nationale.
 » Il s’agit là de la voie de la sagesse, après que toutes les tentatives d’appel à l’harmonisation des vues entre les deux camps n’aient pas abouti », a indiqué un élu du peuple, saluant au passage l’option du bureau de la chambre basse du Parlement qui ne veut ni cautionner un quelconque dédoublement, encore moins prendre partie pour un camp au détriment de l’autre, contrairement à certaines allégations passionnelles.

La présidente de l’Assemblée nationale, qui favorise la libre expression démocratique au sein de l’Hémicycle, en a administré la preuve en accordant la parole à tous les camps. L’optique était celle de permettre à la plénière souveraine de cerner à fond tous les contours de cette affaire qui mine la vie politique nationale.

Si ceux qui se réclament majoritaires, avec 22 députés sur les 41 que compte le groupe, estiment avoir gain de cause, leurs protagonistes du camp resté fidèle à Modeste Bahati Lukwebo s’attendent aussi à être justifiés. Pour ce faire, tout le monde devra attendre l’arbitrage de la Commission PAJ qui devra examiner cette affaire sur base des différents arguments, conformément à la Constitution, aux lois de la République et au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a conclu le speaker de la chambre basse.

Cet arbitrage qui vaut son pesant d’or au regard de la tension qui a prévalu, ce jeudi 7 novembre en plénière entre les deux tendances pour le contrôle du groupe parlementaire, fait suite à la résolution prise lors de la dernière conférence des présidents.

Pour le Bureau, a fait savoir la présidente Jeanine Mabunda, il s’agit là de la voie de la sagesse après que toutes les tentatives d’appel à l’harmonisation des vues entre les deux camps ne résultent.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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