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RDC : point de presse de la présidence renvoyée sine die, amateurisme ou stratégie de communication ?
Reprogrammé pour mardi 14 mai 2019, le point de presse de la présidence a été renvoyée sine die. L’annonce a été faite ce lundi 13 mai par les services de la presse présidentielle.
« Le Cabinet du Chef de l’État porte à la connaissance de l’opinion qu’il va organiser dans les prochains jours, une visite de presse dans les différents chantiers ouverts à Kinshasa dans le cadre du programme d’urgence des 100 jours », peut-on lire dans un communiqué de la présidence. Par conséquent, ajoute le même document, le point de presse de ce mardi 14 mai 2019 est reprogrammé à une date ultérieure.
Amateurisme ou renvoi stratégique
Rappelons que le premier point de presse était prévu le lundi 13 mai. Plus de 100 journalistes triés sur le volet ont été convié. Déjà des langues parlaient du favoritisme dans la sélection des professionnels des médias.
À la surprise générale, le point de presse fut renvoyé au mardi 14 mai.
Motif évoqué : l’ouverture du séminaire des gouverneurs que devait présider le président de la république, Félix Antoine Tshisekedi, le lundi 13 mai.
Ce qui est tout de même curieux. La presse présidentielle n’était elle pas informée de ce séminaire avant de lancer l’ invitation? Cela relève purement de la cacophonie entre le protocole et la presse présidentielle.Il y a donc si pas désordre mais amateurisme dans le chef des services de la présidence.
S’agissant du deuxième renvoi, la présidence de la république n’a pas du tout éclairer l’opinion sur les vraies raisons de ce deuxième report. À la place, elle annonce plutôt une visite de presse des infrastructures liées aux 100 jours. Dans l’opinion, plusieurs questions se posent déjà sur la cacophonie au sein du cabinet du président de la république.
Des hésitations et des couacs
L’on y sent beaucoup d’hésitations et contradictions dans sa façon d’agir et de communiquer. D’après un des tweets de Kasongo Mwema, le point de presse allait porter sur le niveau de réalisation des travaux de 100 jours lancés au mois de mars dernier.
Mais il serait aussi question de l’état des finances publiques face aux allégations sur une quelconque explosion budgétaire et bien d’autres sujets. La problématique de la nomination du prochain chef du gouvernement qui jusqu’à ce jour n’est pas toujours connu 5 mois après l’investiture de Félix Antoine Tshisekedi à la tête du pays, y serait aussi invoquée.
Soulignons que le programme des travaux de 100 jours lancés en mars dernier par Félix Tshisekedi a été chiffré à 304 millions USD. 206,67 millions USD devraient provenir du trésor public, 27,36 millions USD du FONER (fonds pour l’entretien des routes) et 70,09 millions USD du FPI (fonds de promotion de l’industrie).
En attendant, les nominations de Kasongo Mwema et Tina Salama n’ont pas encore produit les résultats escomptés à la présidence.
Félix Antoine Tshisekedi doit il nommer un chargé de cacophonie communicationnelle? Peut être, peut être pas.
TMB/ CONGOPROFOND.NET