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Gabriel Amisi : « Je ne quitterai V.Club que si je gagne une compétition africaine ! »

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Près de 12 ans à la tête de l’Association Sportive Vita Club, le président Gabriel Amisi Kumba dit « Tango Four » a, au cours d’une rencontre organisée le samedi 04 mai dans sa résidence avec tous les joueurs, passé en revue la saison 2018-2019 de son équipe. Celle-ci, rappelle-t-on, a loupé le titre en ligue nationale, mais aussi s’est fait éliminer en ligue des champions africaine.

Malgré l’élimination en phase des groupes de la ligue des champions et le titre perdu en ligue nationale, Tango Four félicite ses joueurs et qualifie sa saison de réussite puisque son équipe a encore gagné une place pour la ligue des champions la saison prochaine. « J’ai fait appel aux joueurs pour les féliciter. Ils ont fait deux saisons sans repos. Pour moi, les résultats sont bons. Nous allons continuer à nous battre, un jour nous allons aussi avoir la grâce d’avoir cette coupe d’Afrique. Vouloir, c’est pouvoir », a-t-il fait savoir à ses joueurs.

Aucun joueur n’est intransférable

Le patron de VClub a rassuré ses joueurs que chacun peut partir où il veut, mais cela doit se faire de manière ordonnée, de commun accord avec le manager de l’équipe. « Je les rassure qu’ils partent en vacances, mais ils doivent savoir que dans l’AS VClub on a des managers. Le premier, c’est moi-même, mais je suis représenté par Monsieur Salumu Falay », explique-t-il

Et de poursuivre : « Nous demandons aux vclubiens d’être à l’aise, les joueurs sont là personne n’a aucun retard de paiement. Celui qui veut aller, il n’a qu’à partir, s’il trouve une bonne équipe qu’il parte, l’argent revient à l’équipe. Quand j’achète des joueurs, je ne fais aucune réunion, alors au moment où le joueur est sous contrat et il veut partir, il doit parler avec le comité. Et jusque-là, aucun joueur n’est déjà transféré », précise Gabriel Amisi Kumba.

Tango Four exhorte ses joueurs à se conformer aux principes du club : “Je suis en train de répéter: c’est moi qui ai acheté Lema, Mubele et ceux qui ont fui ! Quand ils fuient, il mange mon argent d’un pauvre soldat que je suis, Dieu seul sait. Je n’ai aucun problème avec eux… »

Sans coupe d’Afrique, je ne pars pas

Après avoir raté a deux reprise une coupe d’Afrique, en 2014 en ligue des champions perdu en finale face à l’Entente Sétif et la coupe de la Confédération perdu en 2018 devant Raja de Casablanca, le patron de l’équipe de VClub jure qu’il ne quittera pas son poste s’il ne gagne pas cette compétition africaine.

“Dans VClub, il y a des joueurs prêtés. J’ai encore l’argent pour recruter, je n’arrêterai pas de le faire tant que je n’ai pas encore eu ce que je cherche, malgré que je commence à me fatiguer. Si je veux vendre tout le monde, c’est moi qui les ai achetés. Je ne peux pas le faire, je ne manque pas l’argent“.

“V.Club ne manque pas les moyens pour atteindre son objectif, s’il faut que je débourse jusqu’au dernier billet de mon travail de militaire, je le ferai. Je ne quitterai Vita que si je gagne une compétition africaine! », a-t-il conclu.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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