Société
RDC : les chefs de corps de l’administration urbaine appelés à incarner une nouvelle responsabilité
Les chefs de corps de l’administration urbaine de Kinshasa ont été exhortés, lundi, à combattre les antivaleurs dans leurs milieux socio-professionnels et à faire preuve d’un sens accru de responsabilité, au terme d’un atelier consacré à la vulgarisation des textes légaux relatifs à l’éthique et à l’intégrité publique.
Intervenant lors de la cérémonie de clôture, M. Moro Mukota, directeur général du Fonds de lutte contre le crime organisé (Foluco), a souligné que l’organisation rigoureuse et l’évaluation exigeante des institutions constituent un levier essentiel de transformation de l’État.
Selon lui, la remise des brevets aux participants dépasse le simple cadre protocolaire. « Ce geste consacre une responsabilité nouvelle. La compétence certifiée engage non seulement l’agent, mais également l’institution qu’il représente et, au-delà, la crédibilité du pays », a-t-il affirmé.
Le responsable du Foluco a rappelé que la République démocratique du Congo est engagée dans un processus de modernisation institutionnelle, axé sur la bonne gouvernance, la conformité aux normes internationales et le renforcement de sa crédibilité sur la scène internationale.
Il a insisté sur le fait que cette ambition ne peut se concrétiser qu’à travers des institutions solidement structurées et des cadres formés aux standards internationaux. Évoquant notamment la perspective de sortie de la « liste grise », il a estimé que celle-ci ne résultera pas d’un simple engagement politique, mais d’une cohérence effective entre les textes, les pratiques institutionnelles et la formation des agents publics.
Durant trois jours, les participants ont été outillés sur plusieurs modules clés, notamment les dispositions du décret-loi n° 017/2022 du 8 octobre 2002 portant Code de conduite de l’agent public de l’État, les infractions de corruption et assimilées prévues par la loi n° 05/006 du 29 mars 2006, ainsi que les règles d’organisation et de fonctionnement du Fonds de lutte contre le crime organisé.
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des gestionnaires publics, en vue d’ancrer durablement les principes d’éthique, d’intégrité et de responsabilité au sein de l’administration urbaine.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
