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Actualité

À Kinshasa, la FIITEX poursuit la formation des victimes et annonce un mois de mars riche en activités

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Lancée à Kinshasa, l’initiative portée par la Foire Internationale de l’Industrie Textile (FIITEX), en collaboration avec le Fonds National de Réparations des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), poursuit sa mission de formation et de réinsertion des victimes des conflits dans l’industrie textile.

Au-delà de la formation technique déjà dispensée dans les métiers du textile et de la mode, le programme entre désormais dans une nouvelle phase marquée par l’apprentissage continu et le renforcement des compétences des apprenantes.

La langue française au cœur de l’apprentissage continu

Pour ce mois de mars, les organisateurs ont décidé de mettre un accent particulier sur l’apprentissage de la langue française.

Cette formation linguistique vise à renforcer les capacités de communication des bénéficiaires, un atout essentiel pour leur intégration professionnelle, leur participation à des activités entrepreneuriales et leur évolution dans l’écosystème de l’industrie textile.

Cette étape s’inscrit dans la volonté de proposer une formation complète, alliant compétences techniques, capacités de gestion et développement personnel.

Un mois de mars riche en activités autour du textile

Afin de valoriser les compétences déjà acquises par les apprenantes et de promouvoir leur travail, plusieurs activités seront organisées tout au long du mois de mars. Ces initiatives permettront de mettre en lumière les différentes étapes de la formation et de présenter les créations issues de ce programme.

Parmi les activités prévues figurent notamment :
– un défilé de mode, destiné à présenter les réalisations des apprenantes et à valoriser leur savoir-faire ;

– des conférences-débats, qui réuniront professionnels du textile, partenaires institutionnels et acteurs sociaux autour des enjeux de la formation et de l’inclusion économique ;

– une soirée de gala, moment de célébration et de reconnaissance du parcours des participantes.

Promouvoir l’inclusion et relancer l’industrie textile congolaise

À travers ces activités, la FIITEX et ses partenaires entendent démontrer que la formation professionnelle peut devenir un puissant levier de reconstruction sociale et d’autonomisation économique pour les victimes des conflits.

Ce programme contribue également à la relance de l’industrie textile en République démocratique du Congo, en mettant en avant le talent local et en encourageant la production du Made in Congo, tout en favorisant une industrie plus inclusive et porteuse d’espoir.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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